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    Pourquoi ne fait-il jamais ce qu’il dit ? (Par Ndiaga Ndiaye)

    L’arrestation de PAN est loin d’être son premier coup de pied à la Liberté de presse. Rappelons-nous. Le 13 juillet 2015, sur instruction du Procureur, des gendarmes de la SR de Colobane avaient arrêté, dans les locaux de L’Observateur, Alioune Badara Fall et Mamadou Seck respectivement Directeur de publication et reporter dudit quotidien. Il leur avait été reproché d’avoir « révélé des détails sur l’envoi des troupes sénégalaises au Yémen ».

    En effet, dans un papier publié le 8 mai 2015, Mamadou Seck informait, jusqu’à certains détails, sur la mission « Tempête décisive » et y évoquait les deux groupes combat des Jambars, Alpha et Bravo composés de réservistes et de militaires actifs. Ils seront présentés devant le Procureur qui les avait finalement inculpés pour « divulgation de secret d’État ». Pressés par les enquêteurs, ABF et son reporter avaient invoqué l’article 11 de la Charte des journalistes du Sénégal pour ne pas donner leurs sources.

    7 après, sur une affaire moins sensible au regard du caractère de cette intervention militaire de nos soldats au Yémen et des détails contenus dans l’article de Mamadou Seck, pourquoi, diable, PAN doit livrer ses sources ?

    Dans cette même affaire consécutive à l’envoi controversé de 2100 Jambars pour soutenir l’Arabie Saoudite dans sa croisade contre les rebelles houthis, le Directeur de publication du journal L’Enquête, Mamadou Wane, avait été, lui aussi, arrêté avant d’être relâché.

    Sur une autre affaire mais dans la même période, Mouhamed Guèye, Directeur de publication du Quotidien fut également arrêté et gardé à vue pour avoir diffusé le procès-verbal de l’audition du défunt Thione Seck sur cette rocambolesque histoire de faux billets.

    Face à cette vague d’arrestations, le SG du Synpics d’alors, Ibrahima Khaliloulah Ndiaye, était sans ambages: « Cette fuite en avant ne peut accoucher que d’un monstre, que notre démocratie croyait avoir définitivement enterré et par lequel la presse, le cas échéant, ne se laissera pas dévorer « . Alors aux confrères de PAN qui, aujourd’hui, veulent jouer aux vierges effarouchées, il serait bien de leur demander de nous rappeler la position qu’ils avaient défendue sur ces deux affaires.

    Je revois, depuis hier, une vidéo d’octobre 2015 du Président Sall dans laquelle il clamait, perdu dans un regard démagogue,  » vous ne verrez jamais, pendant ma gouvernance au Sénégal, un journaliste mis en prison pour un délit de presse ». Il faut arrêter ses VAR. Qu’est-ce qu’il a dit et fait depuis qu’il est là ? Que vaut sa parole? RIEN. NADA. TUUS.

    Il n’a aucun respect pour la parole donnée. Il aime se dédire, trahir et travestir. Il n’aime pas la contradiction. Il n’aime pas le brassard rouge. Il n’aime pas la liberté. Ni d’expression ni de presse. Il aime la docilité et ne fait qu’encourager la trahison, l’incorrection depuis qu’il est là. Il promeut la méchanceté gratuite et se satisfait de l’incurie de ses partisans. C’est un partisan du terrorisme d’État parce qu’il arme les bandits à col blanc. Il est joufflu et ventru. Il a un nom. Appelez-le comme vous voulez. Pour moi, le dictateur n’est plus mou.

    Avant d’accéder au Pouvoir, il préférerait PAN, de très loin, à tous ces journalistes et chroniqueurs qui le soutiennent dans ses bêtises. Aujourd’hui, il n’aime plus PAN. Il n’aime pas SONKO non plus. Il les déteste à mort. La haine est sa récompense pour leur dignité et leur courage? Le patriotisme vaincra. Qui vivra verra!

    Par Ndiaga Ndiaye, Professeur d’Anglais

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