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    7e édition du Symposium annuel du GI : « Défis sécuritaires et dynamiques politiques au Sahel » au cœur des débats

    La cérémonie d’ouverture du Symposium annuel du Gorée Institute (GI) s’est tenue ce mardi à l’Ile de Gorée. Cette 7e édition tenue sur le thème : « Défis sécuritaires et dynamiques politiques au Sahel : engagements des parties prenantes », regroupe chaque année d’éminents universitaires, des praticiens, des groupes civiques et des décideurs politiques de tout le continent africain pour réfléchir collectivement et se mettre à jour sur la bonne gouvernance démocratique, ainsi que sur les défis de la paix et de la sécurité, dans le but de trouver des solutions africaines pratiques aux problèmes africains.

    « Quand on regarde l’insécurité née du terrorisme, ce qui sera corollaire au conflit communautaire, les facteurs qui sous-tendent cette insécurité, ou ces conflits locaux sont des facteurs pluriels. Nous assistons dans le contexte sahélien à une sorte d’imbrication, voire une connexion entre les entrepreneurs de la violence. Nous avons à la fois des terroristes qui sont en accointance avec certains groupes armés d’obédience communautaire, en complicité parfois même avec certains criminels engagés », a soutenu Docteur Aly Tounkara, chercheur au Centre des études sécuritaire.

    Selon lui, si l’on regarde un peu en termes de focus, en termes de dénominateur commun ces quatre pays (Mali, Burkina Faso, Niger, Sénégal), on se rend contre que les insuffisances sont observables en termes de gouvernance. « La question de redevabilité de l’élite politique au pouvoir, la question parfois d’humilité dans les champs politique, même si le Sénégal fait l’exception, sont entre autres des aspects qui font que l’instabilité institutionnelle et cette recrudescence des attaques conduite à la fois par des groupes terroristes et à certains égards par des acteurs engagés dans des conflits communautaires ont du mal justement à déboucher sur des dénouements. D’où aujourd’hui toute la mutualisation des Etats Sahéliens au-delà de la mutualisation des efforts, d’accepter d’interroger ces fondamentaux en termes de la gouvernance, de la passerelle entre les militaires et le politique », dit-il.

    Pour le Professeur Moussa Diaw, enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint Louis, « on constate que la plupart des Etats de l’Afrique de l’Ouest sont confronté à des problèmes de sécurité qui viennent aggraver la situation d’instabilité pratiquement chronique, d’instabilité politique relativement à la mise en place des processus démocratiques. Surtout une crise profonde de la gouvernance démocratique. Le constat est général par rapport à cela. Donc, il faudrait réfléchir dans le cadre de cette rencontre-là, des pistes, des solutions par rapport à l’ensemble des questions qui se posent au niveau de l’Afrique de l’Ouest… ».     

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