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    Présidentielle en Guinée équatoriale: la population partagée entre continuité et changement

    Environ 500 000 électeurs de la Guinée équatoriale doivent se rendre aux urnes dimanche 20 novembre pour départager trois candidats, à l’occasion de l’élection présidentielle. Nombreux veulent continuer avec le président sortant Teodoro Obiang Nguema, présenté comme « faiseur de la paix ». D’autres souhaitent se séparer de lui, évoquant notamment le manque d’emploi et de justice. 

    À mi-chemin entre le siège du Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE, au pouvoir) et celui de la télévision nationale, Juan Nguema, tient un petit établissement de transfert de crédit téléphonique. Ce jeune trentenaire, n’imagine pas son pays sans le président, Teodoro Obiang Nguema. « C’est mon candidat, je vote pour lui tous les jours parce que sa politique est très transparente. Depuis qu’il a pris le pouvoir, il y a beaucoup de liberté d’expression. La paix et la construction du pays : c’est Obiang Nguema ».

    D’ailleurs, le pouvoir équato-guinéen s’évertue à promouvoir la stabilité, la paix et le développement qu’il dit garantis par le président sortant et candidat à sa réélection Teodoro Obiang Nguema. Son camp salue « une campagne qui se déroule sans incidents ». Les partisans du président Obiang Nguema chantent déjà victoire par la voix de Manuel Ndong, membre de l’équipe de campagne du président sortant.

    Des arguments soutenus par José Manuel Edou Biebo qui, lui aussi, fait du transfert de crédit téléphonique dans une rue adjacente. « Notre président est un bon monsieur. Notre pays est bien avancé avec notre président Obiang », affirme-t-il.

    « Pas de démocratie et la justice sociale en Guinée-Équatoriale »

    Des éloges balayés par Andrès Essono Ondo, principal opposant au régime et candidat à la présidentielle. « Monsieur Obiang n’a pas apporté la liberté aux Équato-guinéens. Je crois que sans la liberté aucun pays ne peut se développer. Il n’y a pas de démocratie et la justice sociale en Guinée-[Équatoriale] », fustige l’opposant. Ce dernier déplore que des policiers et même des militants du pouvoir ont été envoyés pour empêcher le déroulement de certains de ses meetings. L’opposition bat campagne sur l’équité, la justice sociale et la restauration de la démocratie qu’elle juge inefficace, balbutiante, voire inexistante.

    En attendant la fin de la campagne vendredi, plusieurs organisations régionales sont en train de déployer leurs observateurs dont le plus grand contingent, 200 observateurs, est envoyé par la CPLP, la Communauté des pays de langue portugaise. Suivi par l’Union africaine (UA) qui en a prévu une cinquantaine.

    La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Ceeac) sera également de la partie avec 25 observateurs. Tout comme la Cemac, la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale.

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