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    Grève des boutiquiers : à Dakar, le mot d’ordre n’est pas suivi

    Les boutiquiers détaillants ont décrété une grève de 48 h, le jeudi 24 et vendredi 25 novembre. Ils ont prévu de fermer leurs boutiques afin de protester contre les nouveaux prix des denrées fixés par le gouvernement. Toutefois, même si le mot d’ordre doit être poursuivi aujourd’hui, nombreux sont les boutiquiers qui continuent de mener leurs activités dans certains quartiers dakarois. Ils ont ouvert pour servir les clients. Une grève sans effet aucun.



    À Dakar, beaucoup de boutiquiers ne suivent pas le mot d’ordre de grève de l’Association des boutiquiers du Sénégal. En effet, malgré le mot d’ordre, ils continuent d’ouvrir leurs commerces. Interpellés, certains d’entre eux affirment qu’ils n’étaient pas informés de cette décision. C’est le cas de Mandiaye Boye établi à Dieupeul. « Le matin, des clients m’ont demandé si je faisais la grève. Alors je n’étais pas au courant de ce qui se passait ».

    Quelques mètres plus loin, Amadou Ba, a lui aussi ouvert sa boutique. « Je ne fais pas partie de la grève pour cause je ne vois pas de raison pour observer une grève. La raison est simple si tu ne peux pas vendre tes marchandises tu arrêtes de vendre. J’ai diminué tous les produits demandés par le gouvernement mais ce que je ne peux pas vendre à profit j’ai laissé tomber », assène-t-il. Au même moment, une cliente entre dans la boutique en demandant de l’oignon ce à quoi le boutiquier lui réplique sèchement « je n’en ai pas », avant de déclarer que « pendant une période ils n’achetaient plus dans nos boutiques au profit du marché mais maintenant que c’est devenu rare ils retournent vers nous et nous critiquent ». Devant presque chaque boutique visité, une affiche des nouveaux prix imposaient par l’État du Sénégal est mise en évidence.


    À Niarry Tally et ses alentours, la grève n’est pas ressentie non plus, difficile de trouver une boutique fermée. Tenant une boutique depuis de nombreuses années, Ibrahima Baldè déclare que son association ne leurs a pas demandé de faire grève. « Notre association qui se trouve à la zone de captage n’a pas donné l’ordre pour qu’on aille en grève raison pour laquelle je continue mes activités. Le message à mes collègues boutiquiers est d’appliquer les directives de l’État. De leur côté les autorités doivent imposer cette diminution aux fournisseurs pour nous faciliter la tâche. Tous les produits concernés par la baisse son devenu rare, car nous ne pouvons pas les acheter et les vendre à perte », soutient le sieur Baldé.

    Comme lui, de nombreux boutiquiers ont adopté cette stratégie ils ont appliqué les nouveaux tarifs toutefois une fois ces produits écoulés ils n’en rachètent plus. C’est le cas d’Almamy. « Le stock d’huile, d’oignon et de riz que j’avais je l’ai vendu mais je ne vais plus en racheter. Nous n’avons pas eu le temps de préparer la baisse. Ces produits sont vraiment chers chez les fournisseurs et comme on ne peut pas contourner les directives de l’État on vend ce qu’on peut pour être en règle ».

    Par conséquent, dans de nombreuses boutiques, les denrées alimentaires comme l’oignon et la pomme de terre demeurent introuvables, ils ne sont plus vendus de même que le sucre. Tous indiquent ne pas vendre à perte. « Le sac de sucre que j’ai acheté, je ne peux pas l’écouler à perte. Je refuse de le vendre. C’est déplorable certes, mais nous ne pouvons pas fermer nos boutiques sinon cela va se répercuter sur nous », déplore Almamy.



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