À l’ouverture de la 5e édition du Forum africain sur les entreprises et les droits de l’homme, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Moussa Sarr, a réaffirmé la volonté du Sénégal de renforcer la responsabilité des entreprises dans la protection des droits humains et de l’environnement.
La rencontre, qui s’est tenue à Dakar le 29 septembre 2026, a pour thème : « Réaliser le droit à un environnement propre, sain et durable grâce à une conduite responsable des entreprises ».
195 milliards de dollars perdus chaque année en Afrique
Me Moussa Sarr a souligné l’importance de cette édition : « Cette cinquième édition marque une étape importante. Elle nous permet de mesurer les progrès accomplis sur le continent, et d’examiner avec lucidité les défis persistants ».
Rappelant que l’Assemblée générale des Nations Unies a reconnu en 2022 le droit à un environnement propre, sain et durable comme un droit humain, le ministre a précisé que plus de quarante-cinq pays africains l’ont inscrit dans leur ordre juridique. « Notre propre Constitution le garantit. La question n’est donc plus de savoir si ce droit existe. Elle est de savoir comment le rendre effectif, en particulier face aux activités des entreprises ».
Les enjeux sont considérables. Selon la note conceptuelle du Forum, le continent perd chaque année près de 195 milliards de dollars du fait de la dégradation de l’environnement, des flux financiers illicites et de l’exploitation non durable des ressources. « Ces pertes ne sont pas seulement économiques. Elles ont un visage. C’est celui du pêcheur dont les prises diminuent, de l’éleveur privé d’eau, de l’enfant qui respire un air pollué », a-t-il déclaré.
L’accès à la justice pour les victimes d’atteintes aux droits humains
Au niveau régional, l’Agenda 2063 de l’Union africaine, l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine, la résolution 550 de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que la Déclaration de Nairobi, offrent des bases solides. Le ministre a également rappelé que Dakar avait accueilli en mai dernier le Forum continental de la Commission africaine sur les industries extractives, les droits de l’homme et l’environnement.
Le plan d’action issu de ces travaux a été validé techniquement en septembre 2025. Sa validation politique interviendra prochainement, traduisant l’engagement du Sénégal à inscrire durablement les droits humains et l’environnement dans ses politiques économiques et sociales.
Pour le Sénégal, les Principes directeurs des Nations Unies ne sont pas une simple formalité. Adoptés en 2011, ils reposent sur trois piliers : l’État protège, l’entreprise respecte, la victime obtient réparation.
« Protéger, c’est prévenir les atteintes avant qu’elles ne surviennent. Respecter, c’est intégrer les droits humains et l’environnement dans chaque décision d’entreprise. Réparer, c’est garantir aux communautés affectées des recours accessibles et effectifs », a expliqué Me Moussa Sarr.
En sa qualité de ministre de la Justice, il a insisté sur le troisième pilier : « Un droit sans juge reste une promesse ».
Il a ainsi réaffirmé l’importance de garantir l’accès à la justice pour les victimes d’atteintes aux droits humains et à l’environnement.
Ce forum, qui réunit acteurs étatiques, entreprises et société civile, se veut un cadre de dialogue et de propositions pour une meilleure prise en compte des droits humains dans les activités économiques.
La rencontre, qui s’est tenue à Dakar le 29 septembre 2026, a pour thème : « Réaliser le droit à un environnement propre, sain et durable grâce à une conduite responsable des entreprises ».
195 milliards de dollars perdus chaque année en Afrique
Me Moussa Sarr a souligné l’importance de cette édition : « Cette cinquième édition marque une étape importante. Elle nous permet de mesurer les progrès accomplis sur le continent, et d’examiner avec lucidité les défis persistants ».
Rappelant que l’Assemblée générale des Nations Unies a reconnu en 2022 le droit à un environnement propre, sain et durable comme un droit humain, le ministre a précisé que plus de quarante-cinq pays africains l’ont inscrit dans leur ordre juridique. « Notre propre Constitution le garantit. La question n’est donc plus de savoir si ce droit existe. Elle est de savoir comment le rendre effectif, en particulier face aux activités des entreprises ».
Les enjeux sont considérables. Selon la note conceptuelle du Forum, le continent perd chaque année près de 195 milliards de dollars du fait de la dégradation de l’environnement, des flux financiers illicites et de l’exploitation non durable des ressources. « Ces pertes ne sont pas seulement économiques. Elles ont un visage. C’est celui du pêcheur dont les prises diminuent, de l’éleveur privé d’eau, de l’enfant qui respire un air pollué », a-t-il déclaré.
L’accès à la justice pour les victimes d’atteintes aux droits humains
Au niveau régional, l’Agenda 2063 de l’Union africaine, l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine, la résolution 550 de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que la Déclaration de Nairobi, offrent des bases solides. Le ministre a également rappelé que Dakar avait accueilli en mai dernier le Forum continental de la Commission africaine sur les industries extractives, les droits de l’homme et l’environnement.
Le plan d’action issu de ces travaux a été validé techniquement en septembre 2025. Sa validation politique interviendra prochainement, traduisant l’engagement du Sénégal à inscrire durablement les droits humains et l’environnement dans ses politiques économiques et sociales.
Pour le Sénégal, les Principes directeurs des Nations Unies ne sont pas une simple formalité. Adoptés en 2011, ils reposent sur trois piliers : l’État protège, l’entreprise respecte, la victime obtient réparation.
« Protéger, c’est prévenir les atteintes avant qu’elles ne surviennent. Respecter, c’est intégrer les droits humains et l’environnement dans chaque décision d’entreprise. Réparer, c’est garantir aux communautés affectées des recours accessibles et effectifs », a expliqué Me Moussa Sarr.
En sa qualité de ministre de la Justice, il a insisté sur le troisième pilier : « Un droit sans juge reste une promesse ».
Il a ainsi réaffirmé l’importance de garantir l’accès à la justice pour les victimes d’atteintes aux droits humains et à l’environnement.
Ce forum, qui réunit acteurs étatiques, entreprises et société civile, se veut un cadre de dialogue et de propositions pour une meilleure prise en compte des droits humains dans les activités économiques.