À Madagascar, Le Drian annonce la contribution de la France au Plan Émergence

Arrivé au Palais d’Etat jeudi 20 février, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian est de passage à Madagascar. Outre la signature de deux accords de convention, Paris a annoncé sa contribution au Plan Emergence Madagascar du président Rajoelina.



Arrivé en milieu d’après-midi accompagné d’une délégation, le chef de la diplomatie française a commencé par s’entretenir à huis clos avec le président Andry Rajoelina. Ensuite, en présence d’une délégation malgache et française, deux accords de convention ont été signés : l’un portant sur une subvention de 14,3 millions d’euros pour un appui au PSE (Plan sectoriel de l’Éducation), la seconde sur un accord-cadre de partenariat sur l’éducation, pour une durée de trois ans.
 
La France a également annoncé sa contribution au Plan Emergence Madagascar, le programme du président de la République. Jean Yves Le Drian a annoncé 240 millions d’euros sur quatre ans, moitié prêt moitié don, pour la mise en œuvre des projets prioritaires du Plan Émergence. « C’est un plan qui a deux objectifs : la première c’est de répondre aux préoccupations des autorités de Madagascar, à ses choix, qui ont été validés par des votes. Et puis le deuxième, c’est d’être en priorité sur les enjeux de vie quotidienne, qui peut montrer à la population que des progrès concrets existent dans le domaine de l’eau, de l’électricité, de l’éducation en particulier. »
 
Le Plan Emergence Madagascar, le programme du président Andry Rajoelina qui décide de sa politique de l’État, est divisé en 13 grands engagements sur divers thèmes comme la santé ou encore l’éducation.
 
 
Autre question abordée : celle des îles éparses dont Madagascar revendique la souveraineté. Depuis la réunion de la commission mixte le 18 novembre 2019, les discussions ne se sont pas poursuivies de façon officielle. Où en est-on des pourparlers ?
 
« C’est un sujet qui mérite une discussion approfondie. Les deux présidents s’en sont parlé au mois de mai, ils ont décidé de mettre en place une commission mixte pour, à la fois, échanger nos arguments juridiques et échanger nos propositions de développement sur les zones concernées. Il va y avoir maintenant une deuxième réunion et le travail va se poursuivre en confiance, en amitié et en clarté. »
 
Le ministre a précisé qu’une date pour une seconde réunion serait bientôt connue.

RFI

Vendredi 21 Février 2020 08:48


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