À Madagascar, ce 7 septembre marque la rentrée des classes pour les élèves inscrits à l’école primaire, au collège et au lycée. Dans le public, environ 160 000 enseignants sont chargés de leur instruction.
Faute de budget public suffisant, près de la moitié d’entre eux sont ce que l'on appelle les « maîtres Fram » : ils ne sont pas recrutés par l’Éducation nationale mais par les parents d’élèves, qui assument le plus souvent leur rémunération, selon une récente étude. À ce statut très précaire, dénoncé par le principal syndicat d’enseignants, s’ajoute pour toute la profession un déficit d’infrastructures et de matériel scolaire.
On les appelle les « maîtres Fram », pour Fikambanana Ray aman-dReny Mpianatra, du nom des associations des parents d’élèves qui les recrutent. Ils représentent 44 % des effectifs d’enseignants dans les établissements publics de Madagascar.
Mais la plupart d’entre eux n’ont aucune formation pédagogique, explique la chercheuse Narimbolatiana Randrianarison, qui leur a récemment consacré une étude : « Les fonctionnaires ne veulent pas rester dans la brousse. Les associations de parents d’élèves doivent chercher des solutions. Généralement, c’est la personne la plus diplômée du village, même si elle n’a qu’un BEPC, qui est recrutée pour enseigner en primaire. Ce sont des piliers de l'Éducation nationale mais au niveau de la loi, ils sont complètement invisibles. »
« Nous sommes les parents pauvres de la fonction publique »
Un tiers des « maîtres Fram » sont rémunérés par l’État, à hauteur de 150 000 ariary par mois maximum, soit 30 euros. Les autres ne peuvent compter que sur les communautés locales.
Délaissés par l’Éducation nationale, nombre de ces enseignants doivent aussi composer avec un manque d’équipements, selon Claude Raharovoatra, président du Sempama, le principal syndicat de la profession : « Il y a encore des élèves, surtout dans le sud, qui n’ont pas de tables-bancs. On pose des planches à même le sable et c’est là que les enfants écrivent. À part dans les grandes villes, les enseignants travaillent dans des conditions vraiment lamentables. Nous sommes les parents pauvres de la fonction publique. »
L’investissement public dans l’éducation ne représente que 2,5 % du PIB malgache selon la Banque mondiale, contre 3,7 % en moyenne dans les autres pays d’Afrique subsaharienne.
Faute de budget public suffisant, près de la moitié d’entre eux sont ce que l'on appelle les « maîtres Fram » : ils ne sont pas recrutés par l’Éducation nationale mais par les parents d’élèves, qui assument le plus souvent leur rémunération, selon une récente étude. À ce statut très précaire, dénoncé par le principal syndicat d’enseignants, s’ajoute pour toute la profession un déficit d’infrastructures et de matériel scolaire.
On les appelle les « maîtres Fram », pour Fikambanana Ray aman-dReny Mpianatra, du nom des associations des parents d’élèves qui les recrutent. Ils représentent 44 % des effectifs d’enseignants dans les établissements publics de Madagascar.
Mais la plupart d’entre eux n’ont aucune formation pédagogique, explique la chercheuse Narimbolatiana Randrianarison, qui leur a récemment consacré une étude : « Les fonctionnaires ne veulent pas rester dans la brousse. Les associations de parents d’élèves doivent chercher des solutions. Généralement, c’est la personne la plus diplômée du village, même si elle n’a qu’un BEPC, qui est recrutée pour enseigner en primaire. Ce sont des piliers de l'Éducation nationale mais au niveau de la loi, ils sont complètement invisibles. »
« Nous sommes les parents pauvres de la fonction publique »
Un tiers des « maîtres Fram » sont rémunérés par l’État, à hauteur de 150 000 ariary par mois maximum, soit 30 euros. Les autres ne peuvent compter que sur les communautés locales.
Délaissés par l’Éducation nationale, nombre de ces enseignants doivent aussi composer avec un manque d’équipements, selon Claude Raharovoatra, président du Sempama, le principal syndicat de la profession : « Il y a encore des élèves, surtout dans le sud, qui n’ont pas de tables-bancs. On pose des planches à même le sable et c’est là que les enfants écrivent. À part dans les grandes villes, les enseignants travaillent dans des conditions vraiment lamentables. Nous sommes les parents pauvres de la fonction publique. »
L’investissement public dans l’éducation ne représente que 2,5 % du PIB malgache selon la Banque mondiale, contre 3,7 % en moyenne dans les autres pays d’Afrique subsaharienne.