Le réchauffement des relations entre le Bénin et ses voisins de l'Alliance des États du Sahel a fait un pas en avant, mardi 2 juin. Une dizaine de jours seulement après son investiture, le nouveau président béninois a en effet poursuivi sa tournée régionale en Afrique de l'Ouest par une halte au Niger et au Burkina Faso. Objectif : renouer le dialogue avec deux pays avec lesquels le Bénin vient de traverser une longue période de tensions.
Romuald Wadagni s'est d'abord arrêté à Niamey. Accueilli à l'aéroport par le général Abdourahamane Tiani, il a été reçu avec tous les honneurs dans une ambiance chaleureuse, fraternelle et de grande cordialité, selon les termes du communiqué final conjoint, qui relève aussi une volonté commune de consolider la coopération entre les deux voisins.
Les deux dirigeants se sont notamment engagés à « oeuvrer à la levée de tous les obstacles au renforcement de la coopération, notamment la réouverture de la frontière » nigéro-béninoise qui avait été fermée dans la foulée du coup d'État au Niger, en 2023, et qui n'a pas rouvert depuis, peut-on lire dans le document. Dans ce dossier, un comité d'experts chargé de recenser et de lever les obstacles doit rendre un rapport dans les 15 jours.
l'enjeu sécuritaire au coeur des discussions
L'autre sujet d'importance qu'ont évoqué Romuald Wadagni et le général Tiani est d'ordre sécuritaire, alors que le Sahel et le nord des pays côtiers font face aux groupes djihadistes. Le chef de l'État béninois était d'ailleurs accompagné pour l'occasion de son conseiller spécial à la sécurité et à la défense, du patron de la direction générale des services, et de l'ancien ministre des Affaires étrangères. Les deux dirigeants ont promis d'unir leurs forces pour lutter contre le fléau du terrorisme et du banditisme.
Dans l'après-midi, Romuald Wadagni a ensuite pris la direction de Ouagadougou où il a participé à une séance de travail au palais de Koulouba avec le capitaine Ibrahim Traoré. Selon le communiqué final conjoint qui a été rendu public, cette visite d'amitié et de travail avait pour but de « donner un nouvel élan aux relations séculaires » qui lient le Bénin et le Burkina Faso et de bâtir un partenariat renouvelé, « fondé sur la confiance, le respect mutuel et la recherche de solutions concertées aux défis communs ».
Les dirigeants nigérien et burkinabè invités à Cotonou
Parmi eux figure notamment, là aussi, la situation sécuritaire. À ce propos, Romuald Wadagni comme le capitaine Ibrahim Traoré ont insisté sur « l'impérieuse nécessité » de consolider la coopération entre États voisins face au terrorisme, à la criminalité transfrontalière organisée et à toutes les formes d'extrémisme violent.
Sur le plan économique, l’importance du port de Cotonou dans l’approvisionnement du Burkina Faso a été souligné, ce qui a conduit les deux dirigeants à prendre l'engagement de renforcer leur coopération en matière de transport et de logistique, mais aussi à encourager les échanges et les investissements entre les deux pays. Quant à la commission mixte de coopération Burkina Faso-Bénin, elle doit être relancée dans les meilleurs délais.
Comme son homologue nigérien enfin, le capitaine Ibrahim Traoré a, lui aussi, été invité à se rendre à Cotonou et en a accepté le principe. Les dates des visites au Bénin des deux dirigeants seront fixées ultérieurement par voie diplomatique.
Romuald Wadagni s'est d'abord arrêté à Niamey. Accueilli à l'aéroport par le général Abdourahamane Tiani, il a été reçu avec tous les honneurs dans une ambiance chaleureuse, fraternelle et de grande cordialité, selon les termes du communiqué final conjoint, qui relève aussi une volonté commune de consolider la coopération entre les deux voisins.
Les deux dirigeants se sont notamment engagés à « oeuvrer à la levée de tous les obstacles au renforcement de la coopération, notamment la réouverture de la frontière » nigéro-béninoise qui avait été fermée dans la foulée du coup d'État au Niger, en 2023, et qui n'a pas rouvert depuis, peut-on lire dans le document. Dans ce dossier, un comité d'experts chargé de recenser et de lever les obstacles doit rendre un rapport dans les 15 jours.
l'enjeu sécuritaire au coeur des discussions
L'autre sujet d'importance qu'ont évoqué Romuald Wadagni et le général Tiani est d'ordre sécuritaire, alors que le Sahel et le nord des pays côtiers font face aux groupes djihadistes. Le chef de l'État béninois était d'ailleurs accompagné pour l'occasion de son conseiller spécial à la sécurité et à la défense, du patron de la direction générale des services, et de l'ancien ministre des Affaires étrangères. Les deux dirigeants ont promis d'unir leurs forces pour lutter contre le fléau du terrorisme et du banditisme.
Dans l'après-midi, Romuald Wadagni a ensuite pris la direction de Ouagadougou où il a participé à une séance de travail au palais de Koulouba avec le capitaine Ibrahim Traoré. Selon le communiqué final conjoint qui a été rendu public, cette visite d'amitié et de travail avait pour but de « donner un nouvel élan aux relations séculaires » qui lient le Bénin et le Burkina Faso et de bâtir un partenariat renouvelé, « fondé sur la confiance, le respect mutuel et la recherche de solutions concertées aux défis communs ».
Les dirigeants nigérien et burkinabè invités à Cotonou
Parmi eux figure notamment, là aussi, la situation sécuritaire. À ce propos, Romuald Wadagni comme le capitaine Ibrahim Traoré ont insisté sur « l'impérieuse nécessité » de consolider la coopération entre États voisins face au terrorisme, à la criminalité transfrontalière organisée et à toutes les formes d'extrémisme violent.
Sur le plan économique, l’importance du port de Cotonou dans l’approvisionnement du Burkina Faso a été souligné, ce qui a conduit les deux dirigeants à prendre l'engagement de renforcer leur coopération en matière de transport et de logistique, mais aussi à encourager les échanges et les investissements entre les deux pays. Quant à la commission mixte de coopération Burkina Faso-Bénin, elle doit être relancée dans les meilleurs délais.
Comme son homologue nigérien enfin, le capitaine Ibrahim Traoré a, lui aussi, été invité à se rendre à Cotonou et en a accepté le principe. Les dates des visites au Bénin des deux dirigeants seront fixées ultérieurement par voie diplomatique.