Cette réaction du gouvernement gambien intervient après des révélations dans la presse locale : jusqu’à 26 Gambiens auraient été tués sur le front ukrainien. Mais le communiqué officiel du gouvernement ne mentionne ni la Russie ni l’Ukraine, et ne dit rien d’éventuelles victimes.
Le défenseur des droits humains Madi Jobarteh a publié une tribune appelant l’État à protéger les droits des ressortissants gambiens recrutés en Russie. « Le gouvernement n’avait pas vraiment l’intention de traiter cette question. Il a réagi parce que l’affaire est sortie dans l’espace public », explique-t-il.
« Pauvreté, manque d’opportunités, désespoir... »
Dans sa tribune, Madi Jobarteh retrace le parcours de ces migrants illégaux qui traversent le Sahara ou tentent la route de l'Atlantique en mettant leur vie en jeu. « Aujourd’hui, on voit un phénomène encore plus sombre : des Gambiens qui partent se battre, quasiment comme des mercenaires, dans une guerre étrangère. À la base, c’est le même moteur : pauvreté, manque d’opportunités, désespoir... », énumère le défenseur des droits humains.
« Si le gouvernement reste discret, c’est aussi, selon moi, parce qu’il entretient de bonnes relations avec la Russie et veut les préserver. Et les familles, dans tout ça ? Celles dont un proche est mort en Russie ? Quel soutien psychosocial est prévu ? Dans son communiqué, l’État ne mentionne même pas ces familles. Ça donne l’impression que, pour les autorités, le dossier est déjà clos. C’est très décevant », déplore Madi Jobarteh.
Le défenseur des droits humains Madi Jobarteh a publié une tribune appelant l’État à protéger les droits des ressortissants gambiens recrutés en Russie. « Le gouvernement n’avait pas vraiment l’intention de traiter cette question. Il a réagi parce que l’affaire est sortie dans l’espace public », explique-t-il.
« Pauvreté, manque d’opportunités, désespoir... »
Dans sa tribune, Madi Jobarteh retrace le parcours de ces migrants illégaux qui traversent le Sahara ou tentent la route de l'Atlantique en mettant leur vie en jeu. « Aujourd’hui, on voit un phénomène encore plus sombre : des Gambiens qui partent se battre, quasiment comme des mercenaires, dans une guerre étrangère. À la base, c’est le même moteur : pauvreté, manque d’opportunités, désespoir... », énumère le défenseur des droits humains.
« Si le gouvernement reste discret, c’est aussi, selon moi, parce qu’il entretient de bonnes relations avec la Russie et veut les préserver. Et les familles, dans tout ça ? Celles dont un proche est mort en Russie ? Quel soutien psychosocial est prévu ? Dans son communiqué, l’État ne mentionne même pas ces familles. Ça donne l’impression que, pour les autorités, le dossier est déjà clos. C’est très décevant », déplore Madi Jobarteh.