Au Sénégal, les femmes restent largement marginalisées dans l’accès à la propriété foncière. Selon des données révélées par le Programme de Cadastre et de Sécurisation Foncière (PROCASEF), seules 6 % des femmes sénégalaises possèdent des terres, un taux jugé particulièrement faible au regard de leur rôle central dans les activités agricoles et économiques.
Face à cette situation, le PROCASEF multiplie les actions de sensibilisation dans ses zones d’intervention à travers le pays afin d’inverser cette tendance. Dans le cadre de la mise en œuvre du projet, l’objectif est d’affecter 530 000 titres fonciers, dont 30 % seront attribués aux femmes, dans les 138 communes ciblées par le programme.
« L’accès sécurisé des femmes au foncier est un enjeu majeur pour le développement local et l’autonomisation économique », a indiqué Mamadou Malifa Ba, spécialiste environnement social et genre du PROCASEF à Ziguinchor.
Il s’exprimait à Kolda, à l’occasion d’un atelier de renforcement de capacités et de sensibilisation destiné aux acteurs impliqués dans la prise en charge des violences basées sur le genre. Organisée les 4 et 5 mars, cette session a notamment porté sur la problématique de l’accès des femmes à la terre, mais aussi sur les questions de harcèlement sexuel, d’abus et d’exploitation sexuels.
Les échanges ont mis en lumière plusieurs obstacles qui limitent l’accès des femmes au foncier. Selon Mme Seynabou Diouf, juriste et membre de l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS), la méconnaissance des procédures d’accès à la terre constitue un frein majeur pour de nombreuses femmes.
La facilitatrice a également évoqué les pesanteurs socioculturelles, qui continuent d’entraver l’accès sécurisé des femmes au foncier à travers les délibérations des collectivités territoriales. À cela s’ajoutent les contraintes financières et la dépendance économique vis-à-vis des maris, qui rendent difficile la mise en valeur des parcelles obtenues ou encore le paiement des frais liés au bornage.
Présidant les travaux, le sous-préfet de Dioulacolon s’est toutefois montré optimiste. Selon lui, une sensibilisation large et soutenue auprès des communautés pourrait progressivement lever ces obstacles.
« Si ce travail de sensibilisation est bien mené en ratissant large, la question de l’accès des femmes au foncier pourrait devenir un vieux souvenir », a-t-il affirmé.
À travers ces initiatives, le PROCASEF ambitionne ainsi de renforcer la sécurisation foncière et de promouvoir une plus grande équité dans l’accès à la terre, un levier essentiel pour l’autonomisation des femmes et le développement durable des territoires.
Face à cette situation, le PROCASEF multiplie les actions de sensibilisation dans ses zones d’intervention à travers le pays afin d’inverser cette tendance. Dans le cadre de la mise en œuvre du projet, l’objectif est d’affecter 530 000 titres fonciers, dont 30 % seront attribués aux femmes, dans les 138 communes ciblées par le programme.
« L’accès sécurisé des femmes au foncier est un enjeu majeur pour le développement local et l’autonomisation économique », a indiqué Mamadou Malifa Ba, spécialiste environnement social et genre du PROCASEF à Ziguinchor.
Il s’exprimait à Kolda, à l’occasion d’un atelier de renforcement de capacités et de sensibilisation destiné aux acteurs impliqués dans la prise en charge des violences basées sur le genre. Organisée les 4 et 5 mars, cette session a notamment porté sur la problématique de l’accès des femmes à la terre, mais aussi sur les questions de harcèlement sexuel, d’abus et d’exploitation sexuels.
Les échanges ont mis en lumière plusieurs obstacles qui limitent l’accès des femmes au foncier. Selon Mme Seynabou Diouf, juriste et membre de l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS), la méconnaissance des procédures d’accès à la terre constitue un frein majeur pour de nombreuses femmes.
La facilitatrice a également évoqué les pesanteurs socioculturelles, qui continuent d’entraver l’accès sécurisé des femmes au foncier à travers les délibérations des collectivités territoriales. À cela s’ajoutent les contraintes financières et la dépendance économique vis-à-vis des maris, qui rendent difficile la mise en valeur des parcelles obtenues ou encore le paiement des frais liés au bornage.
Présidant les travaux, le sous-préfet de Dioulacolon s’est toutefois montré optimiste. Selon lui, une sensibilisation large et soutenue auprès des communautés pourrait progressivement lever ces obstacles.
« Si ce travail de sensibilisation est bien mené en ratissant large, la question de l’accès des femmes au foncier pourrait devenir un vieux souvenir », a-t-il affirmé.
À travers ces initiatives, le PROCASEF ambitionne ainsi de renforcer la sécurisation foncière et de promouvoir une plus grande équité dans l’accès à la terre, un levier essentiel pour l’autonomisation des femmes et le développement durable des territoires.