Accusations contre Ousmane Sonko : «Je ne regrette rien. Ce que j’ai dit, j’en ai les preuves», assure Me Moussa Diop



Moussa Diop, avocat et homme politique sénégalais, a passé la journée du lundi 09 mars à la Sureté urbaine de Dakar, après que le Premier ministre Ousmane Sonko «a saisi  la Parquet général pour une affaire générale». Il lui est reproché d’avoir accusé Ousmane Sonko d’entretenir des relations amicales avec des homosexuels. 

Alors qu’il est ressorti libre du Commissariat pour «vice de procédure», Me  Moussa Diop dit ne pas avoir de regrets, dans des propos recueillis par nos confrères de L’Observateur. «Je ne regrette rien. Ce que j’ai dit, j’en ai les preuves. Le reste maintenant, c’est la procédure parce qu’aujourd’hui (lundi 09 mars), on s’est juste limité sur la forme. On est pas encore entré dans le fond du débat», a déclaré la robe noire. 

A l’origine de cette affaire, Ousmane Sonko a décidé de «porter» un Projet de lois qui prévoit le durcissement des peines contre l’homosexualité, alors que dans le programme qui a porté le Pastef au pouvoir, il avait promis une criminalisation du phénomène. Pour justifier la situation, le Premier ministre a assuré, devant les députés, que le durcissement des peines «aura les mêmes effets» que la criminalisation. 

Dans la foulée de cette prise de position, sur une chaine de télévision,  l’avocat a estimé  que le Premier ministre refuse de criminaliser le phénomène parce qu’il entretiendrait des relations amicales avec des homosexuels. «Je n’ai pas dit qu’il aurait commis des actes contre nature. J’ai juste dit qu’il a des amis dans ce milieu (homosexuel). Est-ce que vous, quand on vous dira que vous avez des amis banquiers, ça fait de vous un banquier», s’est justifié Me Moussa Diop. 

Pour l’heure, la convocation de l’avocat, jugée «irrégulière», est suspendue. «Dès l’instant que je suis domicilié au Sénégal, je plaide ici. Quand on doit me convoquer, le texte prévoit qu’il faut passer par le Parquet général, et non par le Procureur. Ce dernier ne peut pas convoquer un avocat», a-t-il expliqué. 

Charles KOSSONOU

Mardi 10 Mars 2026 10:15


Dans la même rubrique :