Actes de pédophilie sur des garçons: "les victimes peuvent nourrir de penchants homosexuels" (Sociologue)



Cela fait plusieurs années que des mineurs gardent le silence sur le viol, l'attouchement sexuel et la pédophilie à Ouakam ou à Dakar Sacré-cœur. Mais, l'omerta a pris fin le week end dernier pour Mouhammed Abibou Guèye, se disant « maître coranique » à Ouakam et pour Olivier B. Sylvain,  responsable de la cellule performance de l'Académie de football Dakar Sacré-Cœur. Désormais, c'est la justice sénégalise qui s'occupe des présumés coupables.

Mais psychologiquement, que deviennent les victimes ? Le silence et la honte freinent-ils leur guérison ? A force de prendre goût à ces actes contre-nature, ne risquent-ils pas de tomber dans l'homosexualité un jour ? Réponses avec le sociologue spécialiste de la protection de l'enfance, ancien de l'Unicef Mamadou Mao Wane. 

Oui, pour le sociologue câblé par PressAfrik, les abus sexuels notés récemment à l'Académie Dakar Sacré cœur et à Ouakam sur des mineurs peuvent avoir de lourdes conséquences. Car, à force de s'adonner à de tel pratique, finalement ça devient quelque chose de normal pour les enfants.  Parce que les victimes tombent facilement dans ses fantasmes sexuels. Oui ! Il y-a de grands risques de basculer la trajectoire psycho-affective et l'orientation sexuelle de ses enfants.  Mieux, dans l'avenir ils peuvent nourrir des penchants homosexuels", s'inquiète le spécialiste de la Protection de l'enfance Mamadou Mao Wane.
Pas de suivi psychologique pour les  victimes 
Donc pour remédier à ces conséquences fâcheuses, un suivi médical doit s'imposer aux victimes, préconise l'ancien de l'UNICEF. " Ici (Sénégal) on arrête les coupables sans même s’inquiéter du sort de leurs victimes. Se demander si les enfants sont pris en charge psychologiquement ou pas. Et pourtant, au moment de leur audition, ils fondent en larmes à l'idée d'en parler avec les enquêteurs, les nom des victimes sont dévoilés, ils ne sont pas protégés", s'indigne t-Il  avant d'ajouter, "Et voila les gens en parlent sur la place publique tout simplement et c'est fini. Mais il n'y a aucune prise en charge psycho-affective qui est fait pour les victimes. C'est pas une question de les acheter des biscuits".

Toutefois, les responsabilités sont partagées. Pour le sociologue, les parents ont une attitude à ne pas tenir. Ils veulent cacher la chose pour qu'il ne soit pas une honte surtout avec une société sénégalaise comme la nôtre, pour qu'ils ne soient pas stigmatisés." 

Fana CiSSE

Jeudi 13 Février 2020 14:29


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