Le live de Boury Bathily, épouse du lutteur Balla Gaye, continue de faire réagir. Pour Me Abibatou Samb, présidente de l’association « Voix des victimes », cette sortie sur les réseaux sociaux pourrait être bien plus qu’un simple direct. Elle estime que certains éléments du direct peuvent être interprétés comme « un appel au secours ».
« Je ne vais pas trop m’étendre sur sa situation ou son histoire, car c’est elle qui sait ce qu’elle vit », a-t-elle expliqué lors de l’émission matinale de la Tfm. Mais la défenseure des victimes relève un passage qui l’a particulièrement interpellée : « J’ai entendu quelqu’un lui dire : “Éteins ton direct”, et elle répondait : “Non, je ne l’éteins pas”, tout en continuant de parler ».
Pour Me Samb, ce comportement peut être compris comme une volonté de communiquer publiquement face à une situation difficile. « Cela peut être analysé comme un moyen de communiquer et de lancer un appel au secours », a-t-elle estimé. Pour elle, derrière certains messages publiés sur les réseaux sociaux, il peut parfois y avoir une victime qui cherche simplement à être entendue et protégée.
Toutefois, selon elle, il faut éviter de tirer des conclusions hâtives sur une situation dont seule la principale concernée connaît réellement les contours. La présidente de « Voix des victimes » souligne que si l’affaire est portée devant la justice, celle-ci permettra de faire toute la lumière sur les faits et de déterminer où se trouve la vérité.
« Il y aura l’accusateur et l’accusé. Lorsque la justice se sera penchée sur le dossier, nous saurons où se trouve la vérité », a-t-elle souligné.
« La violence conjugale peut prendre plusieurs formes »
L’avocate rappelle également que les violences conjugales peuvent prendre plusieurs formes. Elle cite notamment la violence physique, qui peut se traduire par des coups, des blessures ou des traumatismes visibles. Mais aussi la violence psychologique, lorsqu’une personne est constamment insultée, rabaissée, dévalorisée ou réduite à rien.
La défenseure des victimes évoque également la violence économique, qui consiste à priver son conjoint de ressources financières ou à l’empêcher de subvenir à ses propres besoins.
Elle insiste par ailleurs sur les violences sexuelles, rappelant que les rapports sexuels au sein d’un couple doivent reposer sur le consentement des deux partenaires. Enfin, elle alerte sur les violences numériques, notamment la diffusion de photos intimes, les menaces et le chantage à travers les réseaux sociaux.
Me Samb estime aussi que ces différentes formes de violences sont devenues particulièrement préoccupantes dans la société sénégalaise. « Les gens sont devenus tellement violents, que ce soit verbalement ou à l’écrit », a-t-elle déploré.
Selon elle, cette violence se manifeste aussi dans la vie quotidienne, notamment dans les transports et dans les espaces publics. Elle estime que les femmes restent particulièrement exposées aux rapports de force et aux comportements violents.
« Qu’on le veuille ou non, certains considèrent que nous sommes le “sexe faible”, le maillon le plus vulnérable face aux hommes. Dès qu’il y a un rapport de force, la situation devient difficile pour nous », a-t-elle regretté.
« Je ne vais pas trop m’étendre sur sa situation ou son histoire, car c’est elle qui sait ce qu’elle vit », a-t-elle expliqué lors de l’émission matinale de la Tfm. Mais la défenseure des victimes relève un passage qui l’a particulièrement interpellée : « J’ai entendu quelqu’un lui dire : “Éteins ton direct”, et elle répondait : “Non, je ne l’éteins pas”, tout en continuant de parler ».
Pour Me Samb, ce comportement peut être compris comme une volonté de communiquer publiquement face à une situation difficile. « Cela peut être analysé comme un moyen de communiquer et de lancer un appel au secours », a-t-elle estimé. Pour elle, derrière certains messages publiés sur les réseaux sociaux, il peut parfois y avoir une victime qui cherche simplement à être entendue et protégée.
Toutefois, selon elle, il faut éviter de tirer des conclusions hâtives sur une situation dont seule la principale concernée connaît réellement les contours. La présidente de « Voix des victimes » souligne que si l’affaire est portée devant la justice, celle-ci permettra de faire toute la lumière sur les faits et de déterminer où se trouve la vérité.
« Il y aura l’accusateur et l’accusé. Lorsque la justice se sera penchée sur le dossier, nous saurons où se trouve la vérité », a-t-elle souligné.
« La violence conjugale peut prendre plusieurs formes »
L’avocate rappelle également que les violences conjugales peuvent prendre plusieurs formes. Elle cite notamment la violence physique, qui peut se traduire par des coups, des blessures ou des traumatismes visibles. Mais aussi la violence psychologique, lorsqu’une personne est constamment insultée, rabaissée, dévalorisée ou réduite à rien.
La défenseure des victimes évoque également la violence économique, qui consiste à priver son conjoint de ressources financières ou à l’empêcher de subvenir à ses propres besoins.
Elle insiste par ailleurs sur les violences sexuelles, rappelant que les rapports sexuels au sein d’un couple doivent reposer sur le consentement des deux partenaires. Enfin, elle alerte sur les violences numériques, notamment la diffusion de photos intimes, les menaces et le chantage à travers les réseaux sociaux.
Me Samb estime aussi que ces différentes formes de violences sont devenues particulièrement préoccupantes dans la société sénégalaise. « Les gens sont devenus tellement violents, que ce soit verbalement ou à l’écrit », a-t-elle déploré.
Selon elle, cette violence se manifeste aussi dans la vie quotidienne, notamment dans les transports et dans les espaces publics. Elle estime que les femmes restent particulièrement exposées aux rapports de force et aux comportements violents.
« Qu’on le veuille ou non, certains considèrent que nous sommes le “sexe faible”, le maillon le plus vulnérable face aux hommes. Dès qu’il y a un rapport de force, la situation devient difficile pour nous », a-t-elle regretté.