L'Assemblée nationale du Sénégal s'apprête à trancher sur le sort judiciaire du député Mouhamadou Ngom, dit « Farba ». Réunie en session ordinaire, la Commission ad hoc chargée d'instruire la demande de levée de son immunité parlementaire a rendu des conclusions, recommandant que le parlementaire soit mis à la disposition de la justice.
À l'issue des délibérations, les membres de la Commission se sont prononcés de manière très nette. Le décompte final affiche huit (8) voix favorables à la levée de l’immunité parlementaire, contre seulement deux voix contre et une abstention.
Le rapporteur Youngare Dione a réaffirmé la position de l'institution. Il a précisé que « la commission n'est pas un organe de jugement, elle a le devoir de veiller à ce que le privilège de l'immunité ne conduise pas à l'impunité », estimant que la demande du pouvoir judiciaire présentait un caractère sérieux et loyal.
Entendu par ses pairs avec l'assistance de sa collègue Aïssata Tall, Mouhamadou Ngom a reconnu les faits matériels, admettant la détention de téléphones pour, selon ses dires, rester en contact avec sa famille. Toutefois, sa défense a vigoureusement contesté la régularité de la procédure. Elle dénonce notamment un placement en garde à vue et des interrogatoires menés par la Section de recherches avant même toute levée d'immunité officielle.
Les arguments de la défense ont également porté sur le respect des droits de l'inculpé, fustigeant une exploitation des téléphones réalisée hors de la présence de ses avocats. Par ailleurs, le député a rappelé son état de santé précaire, appuyé par deux expertises médicales concluant à l'incompatibilité de sa détention avec ses pathologies, tout en déplorant le rejet systématique de ses demandes de liberté provisoire.
Rappel des faits
Pour rappel, l'affaire a éclaté suite à une fouille inopinée dans la nuit du 29 au 30 décembre 2025 à la Maison d’arrêt du Pavillon spécial. Les agents pénitentiaires y ont découvert deux téléphones portables et cinq clés USB en possession du député, objets formellement interdits en milieu carcéral.
L'analyse technique de ces supports a révélé des indices que le parquet juge « graves », notamment des « échanges téléphoniques multiples, des documents judiciaires protégés par le secret de l'instruction, des transactions financières et immobilières », ainsi que des « contenus vidéo impudiques ». Ces découvertes ouvrent la voie à des poursuites pour « corruption, introduction frauduleuse d’objets prohibés et diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs ».
La recommandation de la Commission ad hoc étant désormais actée, la décision finale repose entre les mains de l'ensemble des députés. La séance plénière devra prochainement valider cette recommandation afin de permettre à la justice de poursuivre ses investigations et d'établir les responsabilités de toutes les personnes impliquées dans ce dossier.
À l'issue des délibérations, les membres de la Commission se sont prononcés de manière très nette. Le décompte final affiche huit (8) voix favorables à la levée de l’immunité parlementaire, contre seulement deux voix contre et une abstention.
Le rapporteur Youngare Dione a réaffirmé la position de l'institution. Il a précisé que « la commission n'est pas un organe de jugement, elle a le devoir de veiller à ce que le privilège de l'immunité ne conduise pas à l'impunité », estimant que la demande du pouvoir judiciaire présentait un caractère sérieux et loyal.
Entendu par ses pairs avec l'assistance de sa collègue Aïssata Tall, Mouhamadou Ngom a reconnu les faits matériels, admettant la détention de téléphones pour, selon ses dires, rester en contact avec sa famille. Toutefois, sa défense a vigoureusement contesté la régularité de la procédure. Elle dénonce notamment un placement en garde à vue et des interrogatoires menés par la Section de recherches avant même toute levée d'immunité officielle.
Les arguments de la défense ont également porté sur le respect des droits de l'inculpé, fustigeant une exploitation des téléphones réalisée hors de la présence de ses avocats. Par ailleurs, le député a rappelé son état de santé précaire, appuyé par deux expertises médicales concluant à l'incompatibilité de sa détention avec ses pathologies, tout en déplorant le rejet systématique de ses demandes de liberté provisoire.
Rappel des faits
Pour rappel, l'affaire a éclaté suite à une fouille inopinée dans la nuit du 29 au 30 décembre 2025 à la Maison d’arrêt du Pavillon spécial. Les agents pénitentiaires y ont découvert deux téléphones portables et cinq clés USB en possession du député, objets formellement interdits en milieu carcéral.
L'analyse technique de ces supports a révélé des indices que le parquet juge « graves », notamment des « échanges téléphoniques multiples, des documents judiciaires protégés par le secret de l'instruction, des transactions financières et immobilières », ainsi que des « contenus vidéo impudiques ». Ces découvertes ouvrent la voie à des poursuites pour « corruption, introduction frauduleuse d’objets prohibés et diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs ».
La recommandation de la Commission ad hoc étant désormais actée, la décision finale repose entre les mains de l'ensemble des députés. La séance plénière devra prochainement valider cette recommandation afin de permettre à la justice de poursuivre ses investigations et d'établir les responsabilités de toutes les personnes impliquées dans ce dossier.