Ousmane Sonko a d'abord fermement condamné la divulgation, par certains organes de presse et sur les réseaux sociaux, des statuts sérologiques des personnes mises en cause dans cette affaire. Qualifiant ces pratiques d'« inadmissibles », il a souligné qu’elles constituaient une atteinte grave à la vie privée et participaient à la déstabilisation des familles.
Sur le plan législatif, le Premier ministre a apporté des précisions sur le projet de loi visant à durcir la répression des actes homosexuels. Bien que le texte prévoie un renforcement des sanctions, le gouvernement a fait le choix de ne pas transformer l’infraction en crime. « Le texte que je propose maintient l’infraction au niveau du délit. Les parties prenantes s’accordent sur la nécessité de rester dans ce cadre, plutôt que de procéder à une criminalisation », a-t-il déclaré, estimant que les objectifs visés peuvent être atteints sans modification de la qualification juridique de l’acte.
Pour lever toute ambiguïté juridique, le chef du gouvernement a indiqué que le projet de loi propose désormais une définition précise de l’« acte contre nature ». Enfin, Ousmane Sonko a annoncé que le nouveau dispositif législatif notamment avec la réforme de l'article 319 du Code pénal, ne se limiterait pas aux actes eux-mêmes, mais viserait également à sanctionner l’apologie ainsi que le financement de telles pratiques.