Au Maroc, près de cinq jours après le déclenchement d’une crise migratoire d’une ampleur inédite dans le nord du pays, à la frontière avec l’Espagne, le ministère de l’Intérieur est sorti de son mutisme dimanche 2 août 2026. Très critiquées jusqu’ici pour leur absence totale de communication, les autorités marocaines ont fourni un premier bilan des traversées illégales vers Ceuta : 40 000 personnes ont tenté de franchir la frontière, onze personnes sont mortes. Madrid évoque, de son côté, 72 décès.
C’est à travers une longue vidéo de presque six minutes que le porte-parole du ministère de l’Intérieur s’est exprimé publiquement, revenant sur « les événements ayant eu lieu dernièrement au niveau des postes-frontières de Ceuta et Melilla ». Jusqu’ici, les médias marocains se contentaient de relayer les données publiées par les institutions espagnoles. Il n’y a eu aucune prise de parole officielle marocaine au plus fort de la crise migratoire.
Dans son communiqué, le ministère de l’Intérieur indique que 40 000 personnes ont tenté de franchir la frontière illégalement. Onze personnes sont mortes, un décès à la suite d'une chute, les dix autres par noyade. Le texte précise que « concernant les informations circulant sur d’autres cas de morts à Ceuta, les autorités marocaines continuent, avec leurs homologues espagnoles, les opérations de vérification de ces données ».
Le ministère estime par ailleurs, en se basant sur « les données rassemblées et analysées », que « ces événements » n’étaient pas spontanés. Ils résultent, selon lui, de la diffusion de fausses informations sur internet, combinée à l’action « des réseaux de trafic d’êtres humains », mais aussi à « l’interprétation erronée de données juridiques et administratives dans le but de donner l’illusion d’un accès facile à l’espace européen ». Des enquêtes ont été ouvertes, précise le communiqué.
C’est à travers une longue vidéo de presque six minutes que le porte-parole du ministère de l’Intérieur s’est exprimé publiquement, revenant sur « les événements ayant eu lieu dernièrement au niveau des postes-frontières de Ceuta et Melilla ». Jusqu’ici, les médias marocains se contentaient de relayer les données publiées par les institutions espagnoles. Il n’y a eu aucune prise de parole officielle marocaine au plus fort de la crise migratoire.
Dans son communiqué, le ministère de l’Intérieur indique que 40 000 personnes ont tenté de franchir la frontière illégalement. Onze personnes sont mortes, un décès à la suite d'une chute, les dix autres par noyade. Le texte précise que « concernant les informations circulant sur d’autres cas de morts à Ceuta, les autorités marocaines continuent, avec leurs homologues espagnoles, les opérations de vérification de ces données ».
Le ministère estime par ailleurs, en se basant sur « les données rassemblées et analysées », que « ces événements » n’étaient pas spontanés. Ils résultent, selon lui, de la diffusion de fausses informations sur internet, combinée à l’action « des réseaux de trafic d’êtres humains », mais aussi à « l’interprétation erronée de données juridiques et administratives dans le but de donner l’illusion d’un accès facile à l’espace européen ». Des enquêtes ont été ouvertes, précise le communiqué.