L’Afrique de l’Ouest est désormais «l’épicentre mondial» du terrorisme. Réunis au Ghana les 29 et 30 janvier 2026, les dirigeants ouest-africains ont acté la création d’un cadre de coopération permanent. Lors de la Conférence consultative de haut niveau qui s’est achevée le vendredi 30 janvier à Accra, les chefs d’État ont révélé une statistique sanglante : selon le communiqué, “au moins huit attaques terroristes sont recensées chaque jour dans la région, faisant en moyenne 44 victimes”.
Le communiqué souligne que plus de la moitié des décès liés au terrorisme dans le monde surviennent désormais en Afrique de l'Ouest et dans ses environs immédiats, ce qui met en évidence l'urgence d'une action coordonnée. Sous la présidence de John Dramani Mahama (Ghana), et en présence des présidents Julius Maada Bio (Sierra Leone) et Joseph Boakai (Liberia), ainsi que des délégations du Mali, du Burkina Faso, du Sénégal et du Nigéria, le sommet a marqué une rupture avec la « diplomatie ponctuelle».
«L’insécurité dans un pays se propage rapidement aux autres », ont averti les dirigeants. Forts de ce constat d'interdépendance, les participants ont validé une mesure majeure : l'étude de mécanismes de «poursuite immédiate». Ce dispositif, s'il est ratifié, permettrait aux forces de défense de franchir les frontières pour traquer des groupes criminels, sous réserve d'accords bilatéraux. La grande nouveauté de ce sommet réside dans l'aveu que les armes ne suffisent plus. Les dirigeants se sont engagés à adopter une approche dite de sécurité humaine. L'idée ? Assécher le terreau de l'extrémisme non par la force, mais par le service public. Il s'agit de renforcer la gouvernance locale par l'accès aux soins, à l'éducation et à l'emploi.
Les dirigeants ont conclu d'intégrer les chocs climatiques comme facteurs aggravants de l'insécurité et d'harmoniser les programmes sociaux pour contrer l'idéologie violente. Pour éviter que ces résolutions ne rejoignent les archives des promesses oubliées, un agenda strict a été imposé. Un projet de protocole d’accord doit être rédigé sous trois mois, pour une adoption finale d’ici six mois. Ce texte définira les bases juridiques de la coopération et, surtout, les mécanismes de mobilisation des ressources financières. Désormais, cette conférence ne sera plus un événement isolé mais une plateforme bisannuelle. Un mécanisme de suivi permanent sera mis en place pour s'assurer que, d'ici la prochaine rencontre, les engagements pris à Accra se soient traduits par une baisse réelle du nombre de victimes sur le terrain.
Le communiqué souligne que plus de la moitié des décès liés au terrorisme dans le monde surviennent désormais en Afrique de l'Ouest et dans ses environs immédiats, ce qui met en évidence l'urgence d'une action coordonnée. Sous la présidence de John Dramani Mahama (Ghana), et en présence des présidents Julius Maada Bio (Sierra Leone) et Joseph Boakai (Liberia), ainsi que des délégations du Mali, du Burkina Faso, du Sénégal et du Nigéria, le sommet a marqué une rupture avec la « diplomatie ponctuelle».
«L’insécurité dans un pays se propage rapidement aux autres », ont averti les dirigeants. Forts de ce constat d'interdépendance, les participants ont validé une mesure majeure : l'étude de mécanismes de «poursuite immédiate». Ce dispositif, s'il est ratifié, permettrait aux forces de défense de franchir les frontières pour traquer des groupes criminels, sous réserve d'accords bilatéraux. La grande nouveauté de ce sommet réside dans l'aveu que les armes ne suffisent plus. Les dirigeants se sont engagés à adopter une approche dite de sécurité humaine. L'idée ? Assécher le terreau de l'extrémisme non par la force, mais par le service public. Il s'agit de renforcer la gouvernance locale par l'accès aux soins, à l'éducation et à l'emploi.
Les dirigeants ont conclu d'intégrer les chocs climatiques comme facteurs aggravants de l'insécurité et d'harmoniser les programmes sociaux pour contrer l'idéologie violente. Pour éviter que ces résolutions ne rejoignent les archives des promesses oubliées, un agenda strict a été imposé. Un projet de protocole d’accord doit être rédigé sous trois mois, pour une adoption finale d’ici six mois. Ce texte définira les bases juridiques de la coopération et, surtout, les mécanismes de mobilisation des ressources financières. Désormais, cette conférence ne sera plus un événement isolé mais une plateforme bisannuelle. Un mécanisme de suivi permanent sera mis en place pour s'assurer que, d'ici la prochaine rencontre, les engagements pris à Accra se soient traduits par une baisse réelle du nombre de victimes sur le terrain.