Vrai suspense à la mairie de Johannesburg. Le Congrès national africain (ANC), le parti de Jacob Zuma, pourrait perdre le contrôle de cette ville au profit d’une coalition de l’opposition. Le conseil municipal a lieu ce lundi 22 août, avec la prestation de serment des conseillers élus, qui procèderont ensuite à l’élection du maire ce lundi.
L’ANC est arrivé en tête du scrutin, avec plus de 44 % des votes. Mais il n’a pas obtenu de majorité absolue, et quasiment tous les partis d’opposition ont promis de se rallier derrière un candidat unique de l’opposition pour faire barrage aux sortants. Le parti du président risque donc la déconvenue.
Le nouveau maire pourrait ainsi s'appeler Herman Mashaba, candidat de l'Alliance démocratique (DA), principal parti d'opposition en Afrique du Sud. Le maire sortant de l'ANC, Mpho Franklyn Parks Tau, a reconnu lui-mêrme dimanche que son parti risquait de se retrouver bientôt sur les bancs de l'opposition.
Un coup de théâtre reste possible, mais le parti Combattants pour la liberté économique (EFF) semble prêt à aider l'AD à mettre la main sur Johannesburg, même si le leader de ce parti, Julius Malema, a déjà dit publiquement qu'il n'appréciait pas le candidat de la DA dans la ville.
L'ANC se souviendra de ces élections municipales
Julius Malema, leader de gauche radicale, accuse Herman Mashaba de manquer d'expérience politique, et d'être un « anti-Noirs et anti-pauvres ». Cependant, sa demande de le voir remplacé par un autre candidat à Johannesburg a été rejetée par la DA.
Si Johannesburg tombait entre les mains de l’opposition, ce serait une première en Afrique du Sud. Et surtout, ce serait la troisième grosse municipalité à connaître l'alternance, après Port Elizabeth et Pretoria, la capitale.
Le parti historique de Nelson Mandela perdant Johannesburg et Pretoria dans la même élection ? Ce serait tout un symbole. L'opposition, elle, se retrouverait alors aux commandes de la ville la plus riche d'Afrique du Sud, la capitale économique du pays.
Reste que la tâche serait alors ardue pour l'actuelle opposition, qui risquerait notamment d'être rapidement confronté à la résistance du syndicat des travailleurs municipaux Samwu, affilié à la Cosatu, et toujours fidèle à l'ANC.
L’ANC est arrivé en tête du scrutin, avec plus de 44 % des votes. Mais il n’a pas obtenu de majorité absolue, et quasiment tous les partis d’opposition ont promis de se rallier derrière un candidat unique de l’opposition pour faire barrage aux sortants. Le parti du président risque donc la déconvenue.
Le nouveau maire pourrait ainsi s'appeler Herman Mashaba, candidat de l'Alliance démocratique (DA), principal parti d'opposition en Afrique du Sud. Le maire sortant de l'ANC, Mpho Franklyn Parks Tau, a reconnu lui-mêrme dimanche que son parti risquait de se retrouver bientôt sur les bancs de l'opposition.
Un coup de théâtre reste possible, mais le parti Combattants pour la liberté économique (EFF) semble prêt à aider l'AD à mettre la main sur Johannesburg, même si le leader de ce parti, Julius Malema, a déjà dit publiquement qu'il n'appréciait pas le candidat de la DA dans la ville.
L'ANC se souviendra de ces élections municipales
Julius Malema, leader de gauche radicale, accuse Herman Mashaba de manquer d'expérience politique, et d'être un « anti-Noirs et anti-pauvres ». Cependant, sa demande de le voir remplacé par un autre candidat à Johannesburg a été rejetée par la DA.
Si Johannesburg tombait entre les mains de l’opposition, ce serait une première en Afrique du Sud. Et surtout, ce serait la troisième grosse municipalité à connaître l'alternance, après Port Elizabeth et Pretoria, la capitale.
Le parti historique de Nelson Mandela perdant Johannesburg et Pretoria dans la même élection ? Ce serait tout un symbole. L'opposition, elle, se retrouverait alors aux commandes de la ville la plus riche d'Afrique du Sud, la capitale économique du pays.
Reste que la tâche serait alors ardue pour l'actuelle opposition, qui risquerait notamment d'être rapidement confronté à la résistance du syndicat des travailleurs municipaux Samwu, affilié à la Cosatu, et toujours fidèle à l'ANC.