Afrique du Sud: «Le gouvernement n'a pas la volonté d'arrêter cette montée de xénophobie»

En Afrique du Sud, ce 30 juin est l’échéance de l'ultimatum lancé par les militants anti-immigration aux populations étrangères (principalement les ressortissants subsahariens et asiatiques en situation irrégulière) pour quitter le pays. De nombreux groupes anti-immigration illégale ont annoncé des marches dans les grandes villes sud-africaines. Des manifestations que redoutent les autorités. L'Ivoirien Marc Gbaffou, fondateur et ancien président du Forum de la diaspora africaine, a résidé durant deux décennies en Afrique du Sud – qu’il a été contraint de quitter en 2019 – pays qu’il dit aimer. Il dénonce le laxisme des autorités sud-africaines sur cette question, un manque d'action qui selon lui favorise la montée de la xénophobie dans le pays. Il répond aux questions de Polycarpe Essomba.



En République démocratique du Congo (RDC), mise en garde cette nuit du président à l’occasion de la 66e célébration de l’indépendance. Alors que la RDC est secouée par le projet de la majorité de changement de la Constitution et que l’opposition s’y oppose farouchement, Félix Tshisekedi a appelé à ne pas confisquer la souveraineté du peuple et a réitéré ses exigences pour un dialogue. Enfin, il a exhorté les acteurs politiques ainsi que la société civile à la retenue.
 
« La Constitution n'est ni un instrument de circonstance, ni un objet de convenance »
« Aucune ambition personnelle ou partisane ne vaut plus que la paix de tous. Dans une démocratie, aucune question d'intérêt national ne doit être confisquée ni interdite de réflexion. La Constitution n'est ni un instrument de circonstance, ni un objet de convenance », a-t-il assuré.
 
« La République ne ferme la porte à aucun de ses enfants, dès lors qu'ils choisissent la voie de la paix, du dialogue et de la loyauté envers la Nation. Mais le dialogue ne peut être détourné de son sens. Il ne saurait devenir un instrument de pression ou de contournement des institutions. Le peuple congolais est le seul souverain. Le recours à la violence, aux armes, à la haine, à la désinformation ou à toute forme d'atteinte à notre souveraineté et à notre intégrité territoriale ne saurait constituer un mode d'expression politique. Il ne peut en aucun cas ouvrir un droit particulier à la négociation, ni placer ceux qui menacent la République au-dessus de ceux qui respectent ses lois », a-t-il ajouté.
 
« Nous n'avons pas le droit d'affaiblir la Nation face à des menaces existentielles »
Et de conclure : « Nous pouvons débattre, diverger, mais nous n'avons pas le droit d'affaiblir la Nation au moment où elle fait face à des menaces existentielles. »
 
À plus de deux ans de la prochaine élection présidentielle, le climat politique en République démocratique du Congo (RDC) s'est déjà sensiblement dégradé depuis l'adoption mi-juin par le Parlement d'une proposition de loi posant le cadre d'un référendum sur une révision de la Constitution, qui ouvrirait la voie à un troisième mandat au président Félix Tshisekedi.
 
Le 12 juin, un rassemblement de l'opposition à Kinshasa pour dénoncer une tentative de « coup d'État constitutionnel » a été réprimé. Les Nations unies ont condamné la mort d' « au moins un manifestant ». L’opposition et une partie de la société civile appellent à nouveau rassemblement le 8 juillet contre ce projet de référendum constitutionnel.

RFI

Mardi 30 Juin 2026 10:27


Dans la même rubrique :