Les grandes manifestations anti-immigration qui ont eu lieu un peu partout en Afrique du Sud devraient se prolonger jusqu'au élections municipales, prévues pour novembre, annonce l’organisation ‘March and March”, à l’origine de cette nouvelle poussée xénophobe. L'organisation dit vouloir battre le pavé tous les jeudis pendant plusieurs mois. Les autorités du pays restent donc sur le qui-vive. Reportage dans le township d’Alexandra, au nord de Johannesburg, où un jeune homme a été tué en marge des ces manifestations du 30 juin.
Les murs de cette petite épicerie d’Alexandra sont peint en jaune et bleu. Sa grille métallique est encore fermée. C’est ici qu’un jeune homme du quartier à perdu la vie au soir des manifestations, explique Sibabalo Mgijima, responsable d’une police citoyenne. « Le jeune homme se trouvait à côté du magasin quand des gens étaient en train de le piller ; et que des agents de police sont arrivés. On attend les conclusions de l’enquête pour savoir qui a tiré sur le garçon, mais il semble avoir été tué par une balle perdue. »
Quelques mètres plus loin, un autre commerce a été pillé. A l’intérieur, il ne reste plus rien. Ce commerçant originaire d’Ethiopie se livre dans son arrière-cour. Il semble encore méfiant. « J’étais à l’intérieur. J’ai essayé de fermer. Puis ils ont commencé à tout saccager. Si je ne m’étais pas enfui, je n’aurais pas survécu. C’est très douloureux. Mais on ne peut pas faire grande chose, on se tait, on n’a pas d’autre choix, et on essaie juste de réparer les dégâts... »
Selon Sibabalo Mgijima, veste tactique sur le dos et talkie walkie dans la poche, le sort des commerçants étrangers dépend surtout des communautés voisines, et de leur adhésion, ou non, aux manifestations. « En fonction des rues, certains commerces sont encore fermés ; alors que d'autres ont pu rester ouverts.» Alors que les manifestations devraient continuer pendant encore plusieurs mois, Sibabalo et les autres patrouilleurs citoyens redoublent d’efforts pour assurer la sécurité du quartier.
Les murs de cette petite épicerie d’Alexandra sont peint en jaune et bleu. Sa grille métallique est encore fermée. C’est ici qu’un jeune homme du quartier à perdu la vie au soir des manifestations, explique Sibabalo Mgijima, responsable d’une police citoyenne. « Le jeune homme se trouvait à côté du magasin quand des gens étaient en train de le piller ; et que des agents de police sont arrivés. On attend les conclusions de l’enquête pour savoir qui a tiré sur le garçon, mais il semble avoir été tué par une balle perdue. »
Quelques mètres plus loin, un autre commerce a été pillé. A l’intérieur, il ne reste plus rien. Ce commerçant originaire d’Ethiopie se livre dans son arrière-cour. Il semble encore méfiant. « J’étais à l’intérieur. J’ai essayé de fermer. Puis ils ont commencé à tout saccager. Si je ne m’étais pas enfui, je n’aurais pas survécu. C’est très douloureux. Mais on ne peut pas faire grande chose, on se tait, on n’a pas d’autre choix, et on essaie juste de réparer les dégâts... »
Selon Sibabalo Mgijima, veste tactique sur le dos et talkie walkie dans la poche, le sort des commerçants étrangers dépend surtout des communautés voisines, et de leur adhésion, ou non, aux manifestations. « En fonction des rues, certains commerces sont encore fermés ; alors que d'autres ont pu rester ouverts.» Alors que les manifestations devraient continuer pendant encore plusieurs mois, Sibabalo et les autres patrouilleurs citoyens redoublent d’efforts pour assurer la sécurité du quartier.