Alors que l’Afrique du Sud fait face à une nouvelle poussée xénophobe, à quelques mois des élections municipales, le secrétaire général de l’ANC admet que le parti est quelque peu préoccupé par ce mouvement anti-immigration « March and March » et notamment par sa capacité à mobiliser les foules, sans oublier que l’ancien président Jacob Zuma, ancien de l’ANC et aujourd’hui à la tête de son propre parti, le MK, semble vouloir surfer sur ces contestations pour récupérer des voix.
Dans quelle mesure ce nouveau mouvement anti-immigration peut représenter une menace électorale pour l’ANC déjà en déclin ?
D’abord, « March and March » ne cesse de mettre la pression sur le gouvernement qui s’est vu forcé de serrer la vis sur les questions migratoires. Et puis, « March and March » est né il n’y a que quelques mois, et sa capacité à mobiliser rapidement le peuple fait peur à l’ANC, selon son secrétaire-général Fikile Mbalula.
« Bien sûr que l’ANC s’inquiète lorsque la population se mobilise et réagit à certains problèmes dont on imputera la responsabilité au gouvernement de l’ANC. C’est ce que tout le monde dira. Il y a une possibilité que nos adhérents se retournent contre nous », analyse le secrétaire général de l’ANC.
D’autant plus que l’ancien président, Jacob Zuma, qui a créé son propre parti, le MK, semble surfer sur ces manifestations pour récupérer des voix.
Cependant, selon l’analyste politique Sandile Swana, l'ANC – qui perd déjà des adhérents depuis près de 15 ans – devrait revoir sa stratégie électorale plutôt que de s’inquiéter publiquement : « Il faut différencier la propagande physique dans les rues de sa répercussion concrète dans les urnes. Par exemple, l’EFF [parti des Combattants pour la Liberté économique (Economic Freedom Fighters)] est capable de remplir des stades avec cent mille personnes. En réalité, l’EFF remplit même plus de stades que l’ANC, et pourtant cela ne s’est pas reflété dans ses résultats électoraux. »
Reste que dans les cortèges, les pancartes anti-ANC pullulent et ces manifestations pourraient bien intensifier ce sentiment de défiance envers le parti de Nelson Mandela.
Dans quelle mesure ce nouveau mouvement anti-immigration peut représenter une menace électorale pour l’ANC déjà en déclin ?
D’abord, « March and March » ne cesse de mettre la pression sur le gouvernement qui s’est vu forcé de serrer la vis sur les questions migratoires. Et puis, « March and March » est né il n’y a que quelques mois, et sa capacité à mobiliser rapidement le peuple fait peur à l’ANC, selon son secrétaire-général Fikile Mbalula.
« Bien sûr que l’ANC s’inquiète lorsque la population se mobilise et réagit à certains problèmes dont on imputera la responsabilité au gouvernement de l’ANC. C’est ce que tout le monde dira. Il y a une possibilité que nos adhérents se retournent contre nous », analyse le secrétaire général de l’ANC.
D’autant plus que l’ancien président, Jacob Zuma, qui a créé son propre parti, le MK, semble surfer sur ces manifestations pour récupérer des voix.
Cependant, selon l’analyste politique Sandile Swana, l'ANC – qui perd déjà des adhérents depuis près de 15 ans – devrait revoir sa stratégie électorale plutôt que de s’inquiéter publiquement : « Il faut différencier la propagande physique dans les rues de sa répercussion concrète dans les urnes. Par exemple, l’EFF [parti des Combattants pour la Liberté économique (Economic Freedom Fighters)] est capable de remplir des stades avec cent mille personnes. En réalité, l’EFF remplit même plus de stades que l’ANC, et pourtant cela ne s’est pas reflété dans ses résultats électoraux. »
Reste que dans les cortèges, les pancartes anti-ANC pullulent et ces manifestations pourraient bien intensifier ce sentiment de défiance envers le parti de Nelson Mandela.