La vidéo filmée en noir et blanc montre une actrice sud-africaine en train de trinquer devant les portraits des figures qui ont mené la marche d'août 1956, rapporte notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès. Quelque 20 000 femmes s'étaient alors rassemblées dans les jardins entourant le siège du gouvernement, un acte fondateur de la lutte contre l'apartheid et de l'entrée des femmes dans la résistance. Dans le clip, la voix de Winnie Mandela vient boucler la séquence.
Cette utilisation commerciale d'une douloureuse histoire et le rappel de la condition des femmes sous l’apartheid et de leur combat, passe mal. Un faux pas d’autant plus problématique qu’à l’époque, les populations noires et métisses étaient soumises à de sévères restrictions raciales sur l’alcool, dont la vente était utilisée comme un outil de contrôle des townships par le régime ségrégationniste.
Sophie De Bruyn, la dernière personnalité toujours en vie apparaissant dans le clip - elle avait 18 ans à l'époque - a indiqué n’avoir jamais donné son autorisation pour l’utilisation de son image. Le parti ANC a, lui aussi, rappelé, que l’on parle là de « femmes courageuses » et non pas de simples « symboles pour le marketing ».
La marque de whisky a depuis présenté ses excuses et retiré la vidéo. Mais l’ensemble des familles concernées souhaite obtenir davantage d’explications sur la façon dont cette campagne publicitaire a été conçue.
Cette utilisation commerciale d'une douloureuse histoire et le rappel de la condition des femmes sous l’apartheid et de leur combat, passe mal. Un faux pas d’autant plus problématique qu’à l’époque, les populations noires et métisses étaient soumises à de sévères restrictions raciales sur l’alcool, dont la vente était utilisée comme un outil de contrôle des townships par le régime ségrégationniste.
Sophie De Bruyn, la dernière personnalité toujours en vie apparaissant dans le clip - elle avait 18 ans à l'époque - a indiqué n’avoir jamais donné son autorisation pour l’utilisation de son image. Le parti ANC a, lui aussi, rappelé, que l’on parle là de « femmes courageuses » et non pas de simples « symboles pour le marketing ».
La marque de whisky a depuis présenté ses excuses et retiré la vidéo. Mais l’ensemble des familles concernées souhaite obtenir davantage d’explications sur la façon dont cette campagne publicitaire a été conçue.