Selon une dernière mise à jour des Perspectives économiques régionales du Fonds monétaire international (FMI), le phénomène El Niño « devrait encore se renforcer et persister jusqu’en février 2027», faisant peser une menace directe sur « l’approvisionnement alimentaire et électrique en 2026-27» en Afrique subsaharienne.
L’épisode en cours «devrait être l’un des plus intenses jamais enregistrés». Même si ses effets varient selon les régions et les saisons, la conjugaison de pénuries alimentaires et énergétiques pourrait freiner la croissance et accroître l’inflation, toujours selon le FMI, qui craint pour les coûts des importations ainsi que «les pressions budgétaires et les besoins de financements», en particulier dans les pays «dont les marges de manœuvre sont déjà réduites».
L’Afrique australe, de son côté, est «exposée à des risques élevés pour son approvisionnement alimentaire et électrique». Les prévisions pour la période d’octobre 2026 à mars 2027 laissent entrevoir des précipitations inférieures à la normale dans une grande partie de la région, notamment «dans certaines zones du Malawi, du Mozambique, de la Zambie et du Zimbabwe».
Les pertes de récoltes et de pâturages pourraient réduire les revenus ruraux et faire grimper les prix alimentaires, tandis que la baisse du niveau des réservoirs pourrait limiter la production hydroélectrique. À titre d’illustration, lors de la sécheresse de 2023 - 2024, la récolte de maïs en Zambie a diminué d’environ moitié, tandis que la baisse du niveau des réservoirs a provoqué «de longues coupures d’électricité touchant principalement les ménages», une situation aggravée par « la forte dépendance à l’hydroélectricité et le manque d’autres sources d’approvisionnement ».
Des impacts contrastés en Afrique de l’Est et des déficits redoutés au Sahel
En Afrique de l’Est, le déficit pluviométrique «menace certaines campagnes agricoles», tandis que des précipitations plus abondantes ailleurs peuvent profiter à l’agriculture mais aussi accroître les risques d’inondation. El Niño est généralement associé à «des conditions plus sèches entre juin et septembre dans le nord et l’ouest de l’Éthiopie».
Pour octobre-décembre, les prévisions annoncent «des précipitations supérieures à la normale» dans certaines parties de la Grande Corne de l’Afrique, en particulier dans le sud de l’Éthiopie et le nord-est du Kenya. Ces pluies pourraient reconstituer les ressources en eau et favoriser l’agriculture, mais «des inondations sont susceptibles d’endommager les cultures et les infrastructures et d’accroître les risques sanitaires».
En Afrique de l’Ouest et au Sahel, El Niño a été associé, par le passé, à « des déficits de précipitations entre juillet et septembre». Un épisode « de forte intensité pourrait ralentir la croissance et accroître l’inflation dans l’ensemble de la région ».
Pour rappel, El Niño est un phénomène climatique naturel et cyclique qui se traduit par un réchauffement anormal des eaux de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial.
L’épisode en cours «devrait être l’un des plus intenses jamais enregistrés». Même si ses effets varient selon les régions et les saisons, la conjugaison de pénuries alimentaires et énergétiques pourrait freiner la croissance et accroître l’inflation, toujours selon le FMI, qui craint pour les coûts des importations ainsi que «les pressions budgétaires et les besoins de financements», en particulier dans les pays «dont les marges de manœuvre sont déjà réduites».
L’Afrique australe, de son côté, est «exposée à des risques élevés pour son approvisionnement alimentaire et électrique». Les prévisions pour la période d’octobre 2026 à mars 2027 laissent entrevoir des précipitations inférieures à la normale dans une grande partie de la région, notamment «dans certaines zones du Malawi, du Mozambique, de la Zambie et du Zimbabwe».
Les pertes de récoltes et de pâturages pourraient réduire les revenus ruraux et faire grimper les prix alimentaires, tandis que la baisse du niveau des réservoirs pourrait limiter la production hydroélectrique. À titre d’illustration, lors de la sécheresse de 2023 - 2024, la récolte de maïs en Zambie a diminué d’environ moitié, tandis que la baisse du niveau des réservoirs a provoqué «de longues coupures d’électricité touchant principalement les ménages», une situation aggravée par « la forte dépendance à l’hydroélectricité et le manque d’autres sources d’approvisionnement ».
Des impacts contrastés en Afrique de l’Est et des déficits redoutés au Sahel
En Afrique de l’Est, le déficit pluviométrique «menace certaines campagnes agricoles», tandis que des précipitations plus abondantes ailleurs peuvent profiter à l’agriculture mais aussi accroître les risques d’inondation. El Niño est généralement associé à «des conditions plus sèches entre juin et septembre dans le nord et l’ouest de l’Éthiopie».
Pour octobre-décembre, les prévisions annoncent «des précipitations supérieures à la normale» dans certaines parties de la Grande Corne de l’Afrique, en particulier dans le sud de l’Éthiopie et le nord-est du Kenya. Ces pluies pourraient reconstituer les ressources en eau et favoriser l’agriculture, mais «des inondations sont susceptibles d’endommager les cultures et les infrastructures et d’accroître les risques sanitaires».
En Afrique de l’Ouest et au Sahel, El Niño a été associé, par le passé, à « des déficits de précipitations entre juillet et septembre». Un épisode « de forte intensité pourrait ralentir la croissance et accroître l’inflation dans l’ensemble de la région ».
Pour rappel, El Niño est un phénomène climatique naturel et cyclique qui se traduit par un réchauffement anormal des eaux de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial.