L'heure est à la vigilance pour les consommateurs. Dans le cadre d'un atelier de partage de résultats, la Direction générale de la Santé, appuyée par le Comité national du Codex, le Service national d'hygiène et le Laboratoire national d'analyses et de contrôle, a publié les conclusions d'un plan de surveillance rigoureux, selon les informations de Libération. L'étude s'est concentrée sur la contamination par les bactéries Salmonella et E. coli dans les plats cuisinés et les jus artisanaux.
Un constat alarmant à Thiès
Sur un échantillon de 108 produits prélevés (incluant 21 jus locaux), 14,81% des échantillons sont jugés non conformes aux normes sanitaires. Cependant, cette moyenne cache des disparités régionales. Dakar affiche une relative maîtrise avec seulement 1,54 % de non-conformité. Kaolack atteint 14,29 %. Thiès inquiète particulièrement les autorités avec un taux record de 54,54 %, soit plus d'un produit sur deux présentant un risque sanitaire.
Selon les experts, ces résultats s'expliquent par une combinaison de facteurs de risque identifiés sur le terrain. Le manque de maîtrise des bonnes pratiques d'hygiène et la rupture de la chaîne du froid figurent en tête des causes de contamination. Le rapport souligne également d'autres défaillances critiques, notamment une cuisson insuffisante des aliments. L’utilisation de produits à base de viscères, la manipulation inappropriée des denrées lactées et l'usage inadéquat d'intrants chimiques et des conditions de stockage précaires sur la voie publique.
Un enjeu de santé publique majeure
Ces chiffres s'inscrivent dans un contexte global préoccupant. « L'OMS Sénégal rappelle qu'en Afrique, plus de 91 millions de cas de maladies d'origine alimentaire sont recensés chaque année, causant environ 137 000 décès». Au Sénégal, les épisodes d'intoxications alimentaires liés à la vente sur la voie publique restent un défi permanent. Face à cette situation, les autorités entendent renforcer les contrôles officiels. Cet atelier a permis d'harmoniser les protocoles de prélèvement entre les différentes institutions afin de mieux protéger les populations et d'orienter plus efficacement la gestion des risques sanitaires dans les zones les plus exposées.
Un constat alarmant à Thiès
Sur un échantillon de 108 produits prélevés (incluant 21 jus locaux), 14,81% des échantillons sont jugés non conformes aux normes sanitaires. Cependant, cette moyenne cache des disparités régionales. Dakar affiche une relative maîtrise avec seulement 1,54 % de non-conformité. Kaolack atteint 14,29 %. Thiès inquiète particulièrement les autorités avec un taux record de 54,54 %, soit plus d'un produit sur deux présentant un risque sanitaire.
Selon les experts, ces résultats s'expliquent par une combinaison de facteurs de risque identifiés sur le terrain. Le manque de maîtrise des bonnes pratiques d'hygiène et la rupture de la chaîne du froid figurent en tête des causes de contamination. Le rapport souligne également d'autres défaillances critiques, notamment une cuisson insuffisante des aliments. L’utilisation de produits à base de viscères, la manipulation inappropriée des denrées lactées et l'usage inadéquat d'intrants chimiques et des conditions de stockage précaires sur la voie publique.
Un enjeu de santé publique majeure
Ces chiffres s'inscrivent dans un contexte global préoccupant. « L'OMS Sénégal rappelle qu'en Afrique, plus de 91 millions de cas de maladies d'origine alimentaire sont recensés chaque année, causant environ 137 000 décès». Au Sénégal, les épisodes d'intoxications alimentaires liés à la vente sur la voie publique restent un défi permanent. Face à cette situation, les autorités entendent renforcer les contrôles officiels. Cet atelier a permis d'harmoniser les protocoles de prélèvement entre les différentes institutions afin de mieux protéger les populations et d'orienter plus efficacement la gestion des risques sanitaires dans les zones les plus exposées.