Le chef d'état-major de l'armée, Ahmed Gaïd Salah, a appelé la convocation du corps électoral d’ici le 15 septembre prochain. Une prérogative qui revient constitutionnellement au président par intérim, Abdelkader Bensalah, et qui ouvrirait la voie à la tenue d'une élection présidentielle mi-décembre. Pourquoi le chef d'état-major qui détient les commandes du pays depuis la démission de Bouteflika est-il si pressé ?
Pour Khaled Drareni, journaliste indépendant, aller vite aux élections est la meilleure garantie que les caciques de l'ancien régime restent au pouvoir et que Gaïd Salah garde le contrôle. « Une élection rapide est une élection qui va certainement voir un homme du sérail prendre la présidence. Une élection qui se fait en 90 jours, ce n’est pas une élection qui verra une nouvelle tête se porter candidat, et pourquoi pas gagner le scrutin présidentiel. Le chef d’État-major a appelé à convoquer le corps électoral. C’est déjà une première dans les annales que le chef de l’armée demande à convoquer le corps électoral, puisque demander la convocation et la convocation en elle-même, ce sont évidemment les prérogatives du président. En l’occurrence, le chef de l’État intérimaire. Donc, c’est une ingérence flagrante dans les affaires politiques du pays. On savait que l’armée dirigeait les choses, mais elle s’en cachait. Aujourd’hui, elle ne s’en cache plus ».
Pour Khaled Drareni, journaliste indépendant, aller vite aux élections est la meilleure garantie que les caciques de l'ancien régime restent au pouvoir et que Gaïd Salah garde le contrôle. « Une élection rapide est une élection qui va certainement voir un homme du sérail prendre la présidence. Une élection qui se fait en 90 jours, ce n’est pas une élection qui verra une nouvelle tête se porter candidat, et pourquoi pas gagner le scrutin présidentiel. Le chef d’État-major a appelé à convoquer le corps électoral. C’est déjà une première dans les annales que le chef de l’armée demande à convoquer le corps électoral, puisque demander la convocation et la convocation en elle-même, ce sont évidemment les prérogatives du président. En l’occurrence, le chef de l’État intérimaire. Donc, c’est une ingérence flagrante dans les affaires politiques du pays. On savait que l’armée dirigeait les choses, mais elle s’en cachait. Aujourd’hui, elle ne s’en cache plus ».