L'Afrique pourrait générer 17 milliards de dollars de PIB supplémentaire, créer jusqu'à 3,3 millions d'emplois et réduire de 25 % son écart de consommation de protéines avec le reste du monde en doublant sa production d'aliments bleus (poissons, coquillages, crustacés et plantes aquatiques). C'est ce que révèle un nouveau rapport du Forum Économique Mondial (WEF), en collaboration avec le Boston Consulting Group (BCG). Le rapport, intitulé Investing in Blue Foods: Innovation and Partnerships for Impact, démontre qu'un investissement ciblé et l'innovation pourraient transformer l'un des secteurs alimentaires les plus sous-développés, mais au potentiel le plus élevé du continent, en un moteur de croissance économique inclusive et durable.
Il ressort du rapport que l'Afrique produit actuellement 13,1 millions de tonnes d'aliments bleus par an, mais le secteur fait face à des pertes et des contraintes majeures, notamment les pertes post-récolte et les coûts élevés de l'alimentation animale représentant 70 à 80 % des coûts de production (contre environ 60 % au niveau mondial). Sans intervention stratégique, le continent risque de prendre encore plus de retard. Selon le rapport, d'ici 2032, l'Afrique pourrait être le seul continent où la consommation d'aliments bleus par habitant diminue, car la croissance de la production devrait être inférieure à la croissance démographique. Le rapport identifie cinq leviers où l'innovation peut transformer radicalement la productivité et la durabilité. Il s’agit de nouvelles solutions comme les larves de mouches ou les protéines issues de la fermentation du méthane qui peuvent réduire la dépendance aux importations coûteuses.
Le rapport souligne également des outils basés sur l'IA pour la surveillance en temps réel et l'alimentation de précision aident les petits exploitants à réduire le gaspillage. Par exemple, en Égypte et au Kenya, l'amélioration des écloseries et les vaccins oraux boostent les rendements. Des séchoirs solaires abordables en Ouganda et des systèmes de tri par IA au Maroc et au Nigeria améliorent la qualité et la durée de conservation, bénéficiant particulièrement aux femmes transformatrices. La conversion des déchets par les insectes au Ghana et les systèmes de récupération d'engins de pêche en Afrique de l'Ouest créent de nouvelles sources de valeur tout en réduisant la pollution. Le rapport souligne que ces interventions nécessitent une action coordonnée des régulateurs, des financiers et du secteur privé, notamment via des mécanismes de réduction des risques pour attirer des capitaux à long terme
Il ressort du rapport que l'Afrique produit actuellement 13,1 millions de tonnes d'aliments bleus par an, mais le secteur fait face à des pertes et des contraintes majeures, notamment les pertes post-récolte et les coûts élevés de l'alimentation animale représentant 70 à 80 % des coûts de production (contre environ 60 % au niveau mondial). Sans intervention stratégique, le continent risque de prendre encore plus de retard. Selon le rapport, d'ici 2032, l'Afrique pourrait être le seul continent où la consommation d'aliments bleus par habitant diminue, car la croissance de la production devrait être inférieure à la croissance démographique. Le rapport identifie cinq leviers où l'innovation peut transformer radicalement la productivité et la durabilité. Il s’agit de nouvelles solutions comme les larves de mouches ou les protéines issues de la fermentation du méthane qui peuvent réduire la dépendance aux importations coûteuses.
Le rapport souligne également des outils basés sur l'IA pour la surveillance en temps réel et l'alimentation de précision aident les petits exploitants à réduire le gaspillage. Par exemple, en Égypte et au Kenya, l'amélioration des écloseries et les vaccins oraux boostent les rendements. Des séchoirs solaires abordables en Ouganda et des systèmes de tri par IA au Maroc et au Nigeria améliorent la qualité et la durée de conservation, bénéficiant particulièrement aux femmes transformatrices. La conversion des déchets par les insectes au Ghana et les systèmes de récupération d'engins de pêche en Afrique de l'Ouest créent de nouvelles sources de valeur tout en réduisant la pollution. Le rapport souligne que ces interventions nécessitent une action coordonnée des régulateurs, des financiers et du secteur privé, notamment via des mécanismes de réduction des risques pour attirer des capitaux à long terme