Alioune Sall: «La transparence n’est pas une simple exigence de gouvernance, (mais) un impératif républicain»



Au Sénégal, le Pastef (majorité parlementaire) d’Ousmane Sonko a engagé la procédure pour la «traçabilité et la réglementation des fonds sociaux» de l’Assemblée nationale. Face à cette situation, Alioune Sall, ex-ministre et cadre du parti, s’est réjoui  de la situation, rappelant que la transparence «constitue un impératif républicain», dans une déclaration sur ses réseaux sociaux.

«Chose promise, chose due ! La transparence dans la gestion des deniers publics n’est pas une simple exigence de gouvernance : elle constitue un impératif républicain et un fondement essentiel de la justice sociale», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, l’ancien ministre de la Communication, Télécommunications et du Nunérique (2024 -2026)  a rappelé que c’est «par la rigueur, la responsabilité et la reddition des comptes que nous construirons une nation plus juste, plus forte et durablement prospère».

Un contexte politique tendu

Cette situation intervient dans un contexte où la gestion et la réglementation des fonds spéciaux (souvent appelés fonds politiques) font l'objet d'un bras de fer institutionnel et politique majeur au Sénégal entre le parti majoritaire et la présidence de la République de Diomaye Faye.

En août 2026, le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes a déposé une proposition de loi visant à encadrer strictement l’utilisation de ces crédits à la présidence.  Deux semaines après, le Conseil constitutionnel a invalidé ce texte, le déclarant irrecevable à la suite d'une saisine de l'exécutif. L'institution a invoqué le principe de la séparation des pouvoirs, estimant que le pouvoir législatif ne pouvait imposer ce type de contrôle à l'exécutif sur des crédits touchant à la sûreté de l'État.

Malgré ce revers juridique, le parti  d’Ousmane Sonko a refusé de clore le dossier. Début septembre 2026, le bureau de l'Assemblée nationale a validé la recevabilité d'une nouvelle proposition de loi pour encadrer ces fonds spéciaux, transmettant à nouveau le dossier au président Diomaye Faye pour recueillir son avis.

Charles KOSSONOU

Mercredi 16 Septembre 2026 20:48


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