Amendement constitutionnel : Guy Marius Sagna tacle le gouvernement sur une « faute » de droit



Le député Guy Marius Sagna est monté au créneau pour dénoncer la proposition du gouvernement d'amender l'article 37 de la Constitution. L'élu pointe du doigt une « faute » de technique juridique et accuse le pouvoir de sombrer dans la manœuvre politique.
 
L'extension de l'obligation de déclaration de patrimoine au Premier ministre et au Président de l'Assemblée nationale suscite de vives réactions. Le député Guy Marius Sagna s'en est pris frontalement à la démarche du président Bassirou Diomaye Faye et de son gouvernement. Au centre de la contestation figure un problème de rigueur légistique. L'exécutif souhaite intégrer cette mesure dans l'article 37, figurant au Titre III de la Constitution, strictement consacré au « Président de la République ». Pour l'élu, y insérer le Premier ministre et le chef du Parlement constitue une aberration textuelle « que même un étudiant en première année de droit ne ferait pas ».


Qualifiant cette initiative de « petite politique politicienne » née du désespoir, Guy Marius Sagna rejette la méthode employée par l'exécutif. Il réaffirme son engagement pour un assainissement profond des institutions et appelle à maintenir le « balai révolutionnaire » pour concrétiser la promesse de rupture au Sénégal.


Mercredi 12 Aout 2026 22:14


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