Lors de l’examen du projet de loi portant création du Conseil National de Régulation des Médias (CNRM) ce mardi, la députée de la majorité, Anta Dia, a profité de sa tribune pour s’en prendre violemment à l’ancien président de la République, Macky Sall.
Interpellant l’assistance sur les informations évoquant le dépôt de la candidature de Macky Sall, qui ambitionne de briguer le poste de Secrétaire général des Nations Unies, Anta Dia a d'abord réagi par le sarcasme. « Cela m'a fait rire », a-t-elle lancé, avant de pointer ce qu'elle considère comme un aveu de faiblesse politique : «Toi, tu as été à la tête d'un pays pendant 12 ans, on t'a battu, tu as fui en emportant notre argent pour aller te cacher ailleurs, et c'est un autre pays qui doit porter ta candidature ? Il n'y a pas plus grande honte que cela ».
Pour la parlementaire, l’idée même que l'ancien chef d'État puisse solliciter un poste international sans le soutien de son propre pays est le signe d'un homme «qui n'a pas de honte ».
Au-delà de l’attaque personnelle, la députée a balayé d'un revers de main la crédibilité technique de cette candidature. Selon elle, Macky Sall ne remplirait pas les critères de l'organisation internationale. Elle y voit surtout une stratégie de communication visant à détourner l'attention des priorités nationales.
«C'est ce débat qu'ils veulent instaurer parmi nous, ils cherchent toujours un sujet pour nous divertir de nos objectifs », a-t-elle averti, appelant ses collègues à rester concentrés sur l'agenda législatif.
Le réquisitoire s'est terminé sur le terrain des droits de l'homme et de la justice. Rappelant le bilan humain des dernières années du précédent régime, Anta Dia a dressé un tableau sombre : 80 morts dénombrés sous le régime précédent. Plus de 2 000 personnes emprisonnées.
Pour l'élue de la nation, ces chiffres sont incompatibles avec les valeurs portées par les institutions internationales. « Tu ne rends aucun compte, mais tu veux diriger une telle institution ? C'est de l'irrespect pur et simple », a-t-elle martelé, avant de conclure par un défi direct à l'ex-président, actuellement installé à l'étranger : « S'il a du courage, qu'il revienne ici pour répondre, car nous avons beaucoup de questions à lui poser ».
Interpellant l’assistance sur les informations évoquant le dépôt de la candidature de Macky Sall, qui ambitionne de briguer le poste de Secrétaire général des Nations Unies, Anta Dia a d'abord réagi par le sarcasme. « Cela m'a fait rire », a-t-elle lancé, avant de pointer ce qu'elle considère comme un aveu de faiblesse politique : «Toi, tu as été à la tête d'un pays pendant 12 ans, on t'a battu, tu as fui en emportant notre argent pour aller te cacher ailleurs, et c'est un autre pays qui doit porter ta candidature ? Il n'y a pas plus grande honte que cela ».
Pour la parlementaire, l’idée même que l'ancien chef d'État puisse solliciter un poste international sans le soutien de son propre pays est le signe d'un homme «qui n'a pas de honte ».
Au-delà de l’attaque personnelle, la députée a balayé d'un revers de main la crédibilité technique de cette candidature. Selon elle, Macky Sall ne remplirait pas les critères de l'organisation internationale. Elle y voit surtout une stratégie de communication visant à détourner l'attention des priorités nationales.
«C'est ce débat qu'ils veulent instaurer parmi nous, ils cherchent toujours un sujet pour nous divertir de nos objectifs », a-t-elle averti, appelant ses collègues à rester concentrés sur l'agenda législatif.
Le réquisitoire s'est terminé sur le terrain des droits de l'homme et de la justice. Rappelant le bilan humain des dernières années du précédent régime, Anta Dia a dressé un tableau sombre : 80 morts dénombrés sous le régime précédent. Plus de 2 000 personnes emprisonnées.
Pour l'élue de la nation, ces chiffres sont incompatibles avec les valeurs portées par les institutions internationales. « Tu ne rends aucun compte, mais tu veux diriger une telle institution ? C'est de l'irrespect pur et simple », a-t-elle martelé, avant de conclure par un défi direct à l'ex-président, actuellement installé à l'étranger : « S'il a du courage, qu'il revienne ici pour répondre, car nous avons beaucoup de questions à lui poser ».