Assemblée nationale : Tahirou Sarr dépose une proposition de loi pour l’interdiction de la vente de terres aux étrangers



Le député non-inscrit Tahirou Sarr a transmis au président de l’Assemblée nationale un texte législatif visant à protéger le foncier national et à instaurer une souveraineté foncière au Sénégal.
 
L'initiative parlementaire s'appuie sur le rapport entre la superficie du pays, estimée à 196 722 km², et une population d'environ 18 millions d'habitants qui double tous les trente ans. L'exposé des motifs souligne que cette dynamique exerce une pression croissante sur les ressources disponibles, rendant impérieuse l'adoption de mesures pour préserver l'espace vital nécessaire à l'habitat et à la production agricole des générations actuelles et futures.
 
Le député a recensé d'importantes superficies détenues par des entités étrangères à travers le territoire national. Parmi les occupations citées figurent les 147 000 hectares de Danone dans la vallée du fleuve, les 100 000 hectares de Senegindia dans le delta du Saloum, ainsi que des concessions de 100 000 hectares attribuées à Ovidiu Tender en Casamance et à China Agricultural Development à Tambacounda. Il a également signalé que Des sociétés basées en Inde, aux États-Unis et en Roumanie occupent également des dizaines de milliers d'hectares dans les régions de Kolda et de Podor.
 
Le texte selon « Les Echos », vise à instaurer un cadre juridique empêchant l'appropriation et la spéculation foncière par des non-nationaux. La mesure phare consiste à réserver l'accès à la propriété foncière aux seuls citoyens sénégalais. Par ailleurs, la proposition prévoit la transformation des titres fonciers actuellement détenus par des étrangers en droits d'occupation précaires et révocables, dans le respect de la législation en vigueur.
 
Le document dénonce l'acquisition de vastes parcelles par des communautés étrangères dans la banlieue dakaroise, notamment à Tivaouane Peulh et Ndiakhirate. Ces zones, transformées en cités résidentielles fermées, sont présentées comme inaccessibles aux nationaux. Face à ce constat, le député appelle à réaffirmer le principe de la terre sénégalaise comme un patrimoine collectif relevant de l'intérêt général.
 
 


Vendredi 6 Février 2026 09:17


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