Au Sénégal, l’urgence pour le peuple souverain n’est pas politique (Par Babacar Drame)



La véritable urgence pour le Sénégal n’est pas d’ordre politique. L’urgence est d’ordre économique. La loi du marché des capitaux obéit aux réalités de l’économie. Notre crédibilité a été écorcée par des déclarations politiques aux conséquences regrettables. Avant de nous projeter prioritairement sur 2029, réglons d’abord et ensemble les problèmes économiques.
 
Préparons nous à accepter ce sacrifice inévitable de la vérité des prix avec des mesures d’accompagnement réalistes.
 
Aucune déclaration d’intention ou promesse politique ne peut nous être utile plus que le redressement de notre économie par la restauration des équilibres macroéconomiques.
 
La sanction la plus pernicieuse du Sénégal par le marché des capitaux dans la sous région et ailleurs, fait aujourd’hui que même les pays de la sous région peuvent emprunter dans le marché sous régional à 4,5 % au maximum et au même moment le minimum qui serait accordé au Sénégal est aux environs de 7,5 % avec une maturité de CT trois voir six mois. Et cela, n’en déplaise à certains, n’est qu’une des lourdes conséquences de cette théorie de « dettes cachées » qui ne peut exister nulle part à notre humble avis. Il s’agissait simplement d’une dette qu’on peut qualifier de « dettes indirectes » par ce que portées par des sociétés avec la garantie de l’Etat qui ne peut se faire valoir qu’en cas de défaut de paiement du bénéficiaire.
 
Naturellement, on peut bien critiquer une telle démarche au regard de ses convictions et de ses orientations.
 
La réalité est que le premier gouvernement de l’actuel régime avait entrepris par calcul politique de scier l’arbre sur laquelle il aurait pu être confortablement assis et entamer toutes les réformes nécessaires.
 
En effet, ce gouvernement avait choisi de sanctionner par le discours et des critiques orientés tout un dispositif étatique de gestion de la dette publique.
 
Le Sénégal paie aujourd’hui le prix par une perte de crédibilité sans précédent au niveau du marché des capitaux et à l’échelle internationale.
 
Nous tous ferions mieux alors, sans calcul politique, de nous mobiliser prioritairement derrière le CHEF DE L’ETAT et d’être au chevet de la patrie en difficultés majeures.
 
Au delà des querelles de chapelle, nous devrions privilégier les compromis dynamiques dans l’intérêt de l’Etat et de la nation et sous contrainte de la situation conjoncturelle qui nous est défavorable.
 
Les populations devraient comprendre et accepter que le sacrifice est nécessaire même s’il convient d’atténuer le degré et l’ampleur.
 
Avoir des divergences dans les projets politiques pour gérer l’Etat n’autorise aucun dérapage qui peut saper la nécessaire mise en synergie de nos compétences respectives pour aller à l’essentiel et laisser le peuple souverain et très averti choisir librement le moment venu son sixième Président de la République.
 
Babacar DRAME,
Citoyen sénégalais et Directeur Général de TAYSIR FINANCES SA
Le 19 août 2026

Dia Koussa

Mercredi 19 Aout 2026 16:21


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