Sur place, la situation est toujours très confuse. Impossible de dire qui a pris le dessus. À Khartoum, siège du pouvoir, il y a toujours des combats de rues, des bombardements aériens des forces nationales sur les paramilitaires.
Des témoins parlent d'hommes armés circulant dans des voitures sans plaques, de civils menacés par des miliciens les dépouillant, exigeant de l'eau, un abri, ou encore expulsant les habitants.
La propagande bat son plein. Les Forces de soutien rapide (FSR) revendiquent la prise du siège des médias publics, ainsi que de l'aéroport de Méroé, plus au Nord. L'armée, elle, assure tenir son quartier général.
Les humanitaires dénoncent des pillages. Organisations non-gouvernementales et agences ont pour la plupart suspendu leurs activités. La Croix-Rouge et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont demandé aux belligérants de garantir l'accès aux personnes dans le besoin.
Le Comité des médecins parle d'au moins 16 hôpitaux hors service dans le pays, après avoir été touchés par des roquettes, des pannes de courant ou le manque de matériel.
Côté diplomatie, la communauté internationale pousse pour un dialogue, tout en s'insurgeant après l'attaque de ses représentants.
Acte « irresponsable »
Un convoi diplomatique américain a été visé ce 17 avril par des tirs, sans faire de victime. Un acte « irresponsable », a déclaré Anthony Blinken.
Le secrétaire d'État américain s'est entretenu avec les deux généraux rivaux. Il a appelé à une cessation immédiate des violences et à la reprise des pourparlers.
L'ambassadeur européen a, lui, été agressé dans sa résidence dans la capitale. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell a dénoncé une « violation flagrante de la convention de Genève », insistant sur l'urgence d'un cessez-le-feu et d'une pause humanitaire. Mais les deux camps restent quasi inflexibles.
Le général Abdel Fattah al-Burhan a pris un décret pour dissoudre les FSR, les considérant comme une « force rebelle ». Il s'est dit ouvert à une négociation, mais la diplomatie soudanaise évoque dans le même temps une crise interne devant être réglée par les Soudanais.
Le général Hemedti accuse, lui, l'armée d'avoir violé la trêve et de bombarder les civils. Il réaffirme toutefois son accord pour un cessez-le-feu de 24h.
Des témoins parlent d'hommes armés circulant dans des voitures sans plaques, de civils menacés par des miliciens les dépouillant, exigeant de l'eau, un abri, ou encore expulsant les habitants.
La propagande bat son plein. Les Forces de soutien rapide (FSR) revendiquent la prise du siège des médias publics, ainsi que de l'aéroport de Méroé, plus au Nord. L'armée, elle, assure tenir son quartier général.
Les humanitaires dénoncent des pillages. Organisations non-gouvernementales et agences ont pour la plupart suspendu leurs activités. La Croix-Rouge et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont demandé aux belligérants de garantir l'accès aux personnes dans le besoin.
Le Comité des médecins parle d'au moins 16 hôpitaux hors service dans le pays, après avoir été touchés par des roquettes, des pannes de courant ou le manque de matériel.
Côté diplomatie, la communauté internationale pousse pour un dialogue, tout en s'insurgeant après l'attaque de ses représentants.
Acte « irresponsable »
Un convoi diplomatique américain a été visé ce 17 avril par des tirs, sans faire de victime. Un acte « irresponsable », a déclaré Anthony Blinken.
Le secrétaire d'État américain s'est entretenu avec les deux généraux rivaux. Il a appelé à une cessation immédiate des violences et à la reprise des pourparlers.
L'ambassadeur européen a, lui, été agressé dans sa résidence dans la capitale. Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell a dénoncé une « violation flagrante de la convention de Genève », insistant sur l'urgence d'un cessez-le-feu et d'une pause humanitaire. Mais les deux camps restent quasi inflexibles.
Le général Abdel Fattah al-Burhan a pris un décret pour dissoudre les FSR, les considérant comme une « force rebelle ». Il s'est dit ouvert à une négociation, mais la diplomatie soudanaise évoque dans le même temps une crise interne devant être réglée par les Soudanais.
Le général Hemedti accuse, lui, l'armée d'avoir violé la trêve et de bombarder les civils. Il réaffirme toutefois son accord pour un cessez-le-feu de 24h.