Au marché Castors de Dakar, la hausse des prix asphyxie vendeurs et clients (REPORTAGE)



Il est 10 heures au marché Castors de Dakar, ce jeudi 23 juillet. Sur place, l’ambiance est chaleureuse. Les vendeurs interpellent les clients, les marchandent s’animent et les étals débordent de légumes. Mais derrière cette animation, une réalité préoccupe vendeurs et consommateurs, à savoir la hausse du prix de certains légumes.

Devant les étals, les prix ne sont pas les mêmes selon les produits. Le gombo, très prisé dans les ménages, fait partie des légumes dont le prix a augmenté. Mamadou Seydou Diallo, vendeur de gombo, explique que cette hausse est liée à la période estivale. « J’achète le gombo à 800 francs le kilo. Avec l’arrivée de l’été, le prix a augmenté. Je suis obligé de le revendre à au moins 1 000 francs, parfois à 1 100 ou 1 200 francs », témoigne-t-il.

Une situation qui ne manque pas de susciter des réactions chez les clients. « Même avec ces prix, les clients se plaignent et disent que c’est cher », poursuit le vendeur. Selon lui, le prix du gombo est beaucoup plus accessible pendant la période froide. « Je l’achète à 400 francs le kilo et je le revends à 600 ou 700 francs », précise-t-il.

 Le piment fort coloré est aussi difficile à trouver actuellement. Aliou Barry, vendeur, explique que sa rareté contribue directement à la hausse de son prix. « C’est le plus difficile à trouver ces temps-ci. Forcément, c’est cher parce que c’est rare », affirme-t-il.

La carotte figure également parmi les légumes les plus coûteux. Abdou Diop, vendeur de légumes, explique que le prix d’achat l’oblige à revoir son prix de vente à la hausse. « J’achète le sac à 10 000 francs et je revends le kilo à 1 000 francs. C’est très cher, mais je suis obligé, sinon je n’aurai pas de bénéfices », justifie-t-il.

Pour les ménages, cette hausse se ressent directement dans le panier. Fatim Niane, mère de famille venue faire ses courses, ne cache pas son inquiétude. « Tout est cher au marché. Aujourd’hui, 5 000 francs ne suffisent plus », déplore-t-elle.

Entre la hausse des prix à l’achat, la rareté de certains produits et les difficultés des ménages à maintenir leur budget, les légumes pèsent de plus en plus lourd sur les dépenses quotidiennes. Au marché Castors, vendeurs et clients tentent de s’adapter à une réalité devenue familière qui en est que pour remplir son panier, il faut désormais dépenser davantage.



Hapsatou Kane (stagiaire)

Jeudi 23 Juillet 2026 16:47


Dans la même rubrique :