Situé au rond-point de Sam (Dakar), le «marché du mercredi» n’a plus la même allure ici. D’ordinaire, l’endroit était animé par les allées et venues des commerçants et des clients. Les étals occupaient l’espace, les marchandages rythmaient la journée et chacun tentait de tirer son épingle du jeu. Aujourd’hui, le décor a bien changé. Le marché a été délogé de son emplacement habituel.
Sur place, les traces de l’activité passée sont encore visibles. Mais les commerçants, eux, ne sont plus là comme avant. Pour certains, cette situation marque la fin d’une habitude installée depuis plusieurs années. Pour d’autres, elle représente surtout une nouvelle difficulté à surmonter. Modou Ndiaye, quant à lui, malgré le délogement, continue de s'y rendre. «Cela fait longtemps que je viens vendre ici. Chaque mercredi, je savais où m’installer et je pouvais compter sur mes clients. Maintenant, tout a changé. Nous avons été délogés et nous ne savons pas vraiment comment continuer notre activité c'est pour cela que je viens ici tous les jours. je me mets à côté pour vendre car je n’ai pas d'autre endroit», explique-t-il.
Comme lui, plusieurs vendeurs disent vivre cette situation avec inquiétude. Derrière chaque étal se trouve une activité qui permet à une famille de vivre. Pour ces commerçants, la disparition du marché ne se résume donc pas à un simple changement d’emplacement. «Nous ne venons pas ici pour nous amuser. C’est notre travail. Avec ce que nous gagnons, nous devons gérer nos dépenses et faire vivre nos familles. Si on nous enlève notre lieu de travail, il devient difficile de s’en sortir », déplore Dieyna Diop.
Sur place, les traces de l’activité passée sont encore visibles. Mais les commerçants, eux, ne sont plus là comme avant. Pour certains, cette situation marque la fin d’une habitude installée depuis plusieurs années. Pour d’autres, elle représente surtout une nouvelle difficulté à surmonter. Modou Ndiaye, quant à lui, malgré le délogement, continue de s'y rendre. «Cela fait longtemps que je viens vendre ici. Chaque mercredi, je savais où m’installer et je pouvais compter sur mes clients. Maintenant, tout a changé. Nous avons été délogés et nous ne savons pas vraiment comment continuer notre activité c'est pour cela que je viens ici tous les jours. je me mets à côté pour vendre car je n’ai pas d'autre endroit», explique-t-il.
Comme lui, plusieurs vendeurs disent vivre cette situation avec inquiétude. Derrière chaque étal se trouve une activité qui permet à une famille de vivre. Pour ces commerçants, la disparition du marché ne se résume donc pas à un simple changement d’emplacement. «Nous ne venons pas ici pour nous amuser. C’est notre travail. Avec ce que nous gagnons, nous devons gérer nos dépenses et faire vivre nos familles. Si on nous enlève notre lieu de travail, il devient difficile de s’en sortir », déplore Dieyna Diop.
Le problème, selon les commerçants, ne concerne pas uniquement le fait de devoir quitter les lieux. C’est surtout l’absence d’une solution claire qui suscite leurs inquiétudes. Beaucoup se demandent désormais où ils pourront poursuivre leur activité. « Nous voulons travailler, c’est tout. S’il faut nous déplacer, nous pouvons comprendre, mais il faut nous donner un autre endroit. On ne peut pas simplement nous demander de partir sans penser à ce que nous allons devenir », poursuit Matar Mboup.
Le déguerpissement a également des conséquences sur les clients habitués du marché. Chaque mercredi, certains venaient y faire leurs achats, attirés notamment par la diversité des produits et les prix jugés accessibles. « Je venais souvent ici. On pouvait trouver des vêtements, des chaussures et beaucoup d’autres articles. Les prix étaient abordables et on avait l’habitude de venir chaque mercredi. Maintenant, il faudra chercher un autre endroit », regrette Amy Fall.
Pour certains riverains, le marché faisait partie du quotidien du quartier. Son animation attirait du monde et faisait vivre indirectement plusieurs activités. Si certains comprennent la nécessité de réorganiser l’espace, ils estiment néanmoins que les commerçants ne devraient pas être laissés sans alternative. « Il fallait peut-être trouver une autre organisation, mais les commerçants aussi ont besoin de travailler. Beaucoup de personnes dépendaient de ce marché », estime khady Gueye.
La situation pose également la question de l’avenir de ces vendeurs. Certains envisagent de se déplacer vers d’autres marchés, tandis que d’autres espèrent une solution officielle leur permettant de continuer leur activité dans un nouvel emplacement. Mais changer de lieu n’est pas toujours simple. Un commerçant doit pouvoir retrouver une clientèle, disposer d’un espace adapté et avoir la possibilité d’écouler ses marchandises. Pour ceux qui ont travaillé pendant des années dans ce marché, cette nouvelle étape implique donc de repartir presque de zéro. « Ici, les clients nous connaissaient. Ils savaient où nous trouver. Si nous partons ailleurs, il faudra recommencer à chercher une clientèle. Ce n’est pas facile », explique Mame Mor.
Dans cette période d’incertitude, les commerçants appellent donc à une prise en compte de leur situation. Leur souhait est simple, à savoir pouvoir continuer à travailler dans un cadre organisé et disposer d’un espace où exercer leur activité.
En attendant, l’ancien emplacement du marché du mercredi reste marqué par le silence laissé par le départ des vendeurs. Un silence qui contraste avec l’animation qui régnait encore récemment chaque semaine.
Le déguerpissement a également des conséquences sur les clients habitués du marché. Chaque mercredi, certains venaient y faire leurs achats, attirés notamment par la diversité des produits et les prix jugés accessibles. « Je venais souvent ici. On pouvait trouver des vêtements, des chaussures et beaucoup d’autres articles. Les prix étaient abordables et on avait l’habitude de venir chaque mercredi. Maintenant, il faudra chercher un autre endroit », regrette Amy Fall.
Pour certains riverains, le marché faisait partie du quotidien du quartier. Son animation attirait du monde et faisait vivre indirectement plusieurs activités. Si certains comprennent la nécessité de réorganiser l’espace, ils estiment néanmoins que les commerçants ne devraient pas être laissés sans alternative. « Il fallait peut-être trouver une autre organisation, mais les commerçants aussi ont besoin de travailler. Beaucoup de personnes dépendaient de ce marché », estime khady Gueye.
La situation pose également la question de l’avenir de ces vendeurs. Certains envisagent de se déplacer vers d’autres marchés, tandis que d’autres espèrent une solution officielle leur permettant de continuer leur activité dans un nouvel emplacement. Mais changer de lieu n’est pas toujours simple. Un commerçant doit pouvoir retrouver une clientèle, disposer d’un espace adapté et avoir la possibilité d’écouler ses marchandises. Pour ceux qui ont travaillé pendant des années dans ce marché, cette nouvelle étape implique donc de repartir presque de zéro. « Ici, les clients nous connaissaient. Ils savaient où nous trouver. Si nous partons ailleurs, il faudra recommencer à chercher une clientèle. Ce n’est pas facile », explique Mame Mor.
Dans cette période d’incertitude, les commerçants appellent donc à une prise en compte de leur situation. Leur souhait est simple, à savoir pouvoir continuer à travailler dans un cadre organisé et disposer d’un espace où exercer leur activité.
En attendant, l’ancien emplacement du marché du mercredi reste marqué par le silence laissé par le départ des vendeurs. Un silence qui contraste avec l’animation qui régnait encore récemment chaque semaine.