Au moins 36 migrants venus du Sénégal, du Mali, de Gambie...périssent dans un naufrage au nord de la Libye

La Marine libyenne a annoncé dimanche qu’au moins 36 migrants avaient péri dans le naufrage de leur embarcation, au large de la Libye, mardi dernier. Parmi les passagers, 42 sont toujours portés disparus.



Nouveau drame en mer Méditerranée. Au moins 36 migrants sont morts et 42 autres portés disparus dans le naufrage d'une embarcation de fortune, qui a coulé mardi au large de la Libye, a indiqué dimanche 11 mai à l'AFP le porte-parole de la Marine libyenne.

"L'embarcation a coulé à 4 kilomètres au large de Garabulli (à 50 km à l'est de Tripoli). Nous avons pu sauver 52 migrants de différentes nationalités africaines et 36 corps ont été repêchés jusqu'ici, dont 24 aujourd'hui", a indiqué le colonel Ayoub Kassem, ajoutant que 42 personnes étaiant toujours portées disparues. Il a précisé qu'une femme enceinte figurait parmi les victimes.

D'après le témoignage des rescapés, l'embarcation transportait 130 migrants venus du Mali, du Sénégal, de Gambie, du Cameroun, du Burkina Faso, ainsi que d'autres pays africains. Selon le colonel Kassem, la coque de l'embarcation était endommagée et s'est brisée sous le poids des passagers, peu de temps après avoir quitté la plage de Garabulli.

La Libye "souffre" de la présence de clandestins

La Libye est un pays de transit vers les côtes européennes pour des centaines de milliers de migrants, en grande majorité africains qui tentent de traverser la Méditerranée. Plusieurs centaines d'entre eux y meurent chaque année.

Le ministre libyen de l'Intérieur par intérim, Saleh Mazek, a menacé samedi de "faciliter" le transit des clandestins, si l'Union européenne (UE) n'aidait pas la Libye à lutter contre ce fléau. "Je mets en garde le monde, et l'UE en particulier : s'ils n'assument pas leurs responsabilités, la Libye pourrait faciliter le transit de ce flot" d'immigrés vers l'Europe, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

La Libye "souffre" de la présence de milliers de clandestins venus notamment d'Afrique sub-saharienne et responsables de la propagation de maladies, de crimes et du trafic de drogue, a-t-il ajouté.

Mais le gouvernement a immédiatement calmé le jeu, affirmant dans un communiqué sa volonté de lutter contre l'immigration clandestine et de "continuer à collaborer avec tous les pays concernés, en particulier l'Italie pour limiter l'affluence des migrants".


AFP

Dimanche 11 Mai 2014 21:52


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