Un alignement des scrutins pour organiser des élections générales au Bénin. Après ces législatives du 11 janvier, suivra la présidentielle, prévue le 12 avril. Dans l’assemblée sortante, les deux grands partis de la mouvance présidentielle occupent 81 sièges sur 109, explique notre envoyée spéciale à Cotonou, Magali Lagrange. Les Démocrates en tiennent 28. Le principal parti de l’opposition ne participe qu’à un seul des trois rendez-vous électoraux cette année, son dossier ayant été jugé irrecevable pour la présidentielle et pour les locales. Les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), parti de l’opposition dite modérée, prennent part aux trois scrutins.
Règles corsées
La révision du code électoral en 2024 a corsé les règles pour les partis en lice. Celui qui n’obtient pas au moins 20% des voix dans chacune des 24 circonscriptions électorales du pays est disqualifié. Il ne peut alors pas obtenir de député, quel que soit son score au niveau national.
La barre à atteindre tombe à 10% pour les partis qui ont conclu des accords de coalition avant le scrutin. Tous l’ont fait, sauf Les Démocrates. Selon un observateur, l’un des enjeux de l’élection est la présence ou non de l’opposition dans la future assemblée. En 2019, les législatives s’étaient tenues sans les partis d'opposition, et avaient abouti à un Parlement « monocolore ».
Quelle mobilisation ?
Les Démocrates jouent gros. Après avoir regagné le parlement en 2023, le parti se bat pour éviter un nouveau scénario à la 2019, lorsque l'Assemblée nationale s'était retrouvée uniquement avec des députés du camp Talon.
Au-delà des résultats, relève notre correspondant au Bénin, Jean-Luc Aplogan. Les observateurs s’intéresseront à la mobilisation des électeurs pour mesurer l'impact des réformes politiques sur l'engagement citoyen. Cette élection permettra d'évaluer si l'offre de législature répond aux attentes des électeurs. Désormais, les députés sont élus pour sept ans au lieu de cinq précédemment, sans limitation du nombre de mandats.
Règles corsées
La révision du code électoral en 2024 a corsé les règles pour les partis en lice. Celui qui n’obtient pas au moins 20% des voix dans chacune des 24 circonscriptions électorales du pays est disqualifié. Il ne peut alors pas obtenir de député, quel que soit son score au niveau national.
La barre à atteindre tombe à 10% pour les partis qui ont conclu des accords de coalition avant le scrutin. Tous l’ont fait, sauf Les Démocrates. Selon un observateur, l’un des enjeux de l’élection est la présence ou non de l’opposition dans la future assemblée. En 2019, les législatives s’étaient tenues sans les partis d'opposition, et avaient abouti à un Parlement « monocolore ».
Quelle mobilisation ?
Les Démocrates jouent gros. Après avoir regagné le parlement en 2023, le parti se bat pour éviter un nouveau scénario à la 2019, lorsque l'Assemblée nationale s'était retrouvée uniquement avec des députés du camp Talon.
Au-delà des résultats, relève notre correspondant au Bénin, Jean-Luc Aplogan. Les observateurs s’intéresseront à la mobilisation des électeurs pour mesurer l'impact des réformes politiques sur l'engagement citoyen. Cette élection permettra d'évaluer si l'offre de législature répond aux attentes des électeurs. Désormais, les députés sont élus pour sept ans au lieu de cinq précédemment, sans limitation du nombre de mandats.