Bignarabé : 30 000 plants de cajou de variété costaricaine pour booster la production sénégalaise



Le Sénégal mise sur l’amélioration de sa production d’anacarde. Trente mille plants de cajou de variété costaricaine seront mis en terre cette année dans le cadre des efforts visant à accroître aussi bien la quantité que la qualité de la production nationale.

L’annonce a été faite ce dimanche 23 août à Saré Samba Diao, dans la commune de Bignarabé, département de Médina Yoro Foula (sud), par le coordonnateur du Projet d’Appui à la Compétitivité de l’Anacarde sénégalaise (PACAS).

Cette initiative entre dans le cadre du lancement de la première édition de la Journée nationale de reboisement de l’anacarde, organisée dans la commune de Bignarabé en collaboration avec l’Interprofession du cajou du Sénégal (ICAS).

À travers cette campagne de reboisement, les acteurs de la filière ambitionnent de renforcer le verger national et d’améliorer durablement les performances de la production sénégalaise. Le choix de la variété costaricaine répond notamment à un souci d’amélioration des rendements et de la qualité des noix produites.

Le maire de Bignarabé a, pour sa part, insisté sur la nécessité d’aller au-delà de la simple production. Il a plaidé pour le développement de la transformation locale de l’anacarde afin de créer davantage de valeur ajoutée et de générer des opportunités d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.

Le président de l’ICAS, Boubacar Konta, a également mis l’accent sur l’énorme potentiel économique encore insuffisamment exploité par le Sénégal. Selon lui, le pays exporte chaque année près de 100 milliards de francs CFA en valeur liée à l’anacarde, mais enregistrerait un manque à gagner estimé à 700 milliards de francs CFA  en raison du faible niveau de transformation locale.

Pour Boubacar Konta, le développement de la filière passe ainsi par une amélioration de la production, mais également par une industrialisation plus poussée et une meilleure valorisation des produits dérivés du cajou.

La mise en terre des 30 000 plants de variété costaricaine apparaît donc comme une étape dans cette stratégie visant à faire de l’anacarde un véritable levier de développement économique, de création d’emplois et de transformation locale dans les zones productrices, particulièrement en Casamance.

Ismaila Mansaly (correspondant)

Dimanche 23 Aout 2026 20:54


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