Les réactions de la communauté internationale se multiplient après la journée de répression la plus sanglante en Birmanie depuis le coup d'État du 1er février, lors de laquelle au moins 90 personnes, dont plusieurs enfants, ont été tuées. Dans un communiqué commun, les chefs d'état-major de 12 pays dont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et l'Allemagne ont condamné la répression de l'armée birmane tandis que le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'est dit "horrifié" par la "terreur" que font régner les militaires.
Les militants pour le rétablissement de la démocratie avaient appelé à de nouvelles manifestations samedi, jour où l'armée organise tous les ans un gigantesque défilé devant le chef de l'armée, désormais à la tête de la junte, le général Min Aung Hlaing.
"Au moins 90 personnes" avaient été tuées à la tombée de la nuit samedi, a déclaré l'Association pour l'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), une ONG locale qui recense le nombre des morts depuis le putsch. Selon elle, ces nouvelles violences portent à 423 le nombre de morts depuis le coup d'État du 1er février.
Un "nouveau palier" dans la répression
Les chefs des forces de défense de 12 pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et l'Allemagne, ont condamné dans la nuit de samedi à dimanche l'utilisation de la force par l'armée birmane contre des civils. "En tant que chefs d'état-major, nous condamnons l'usage de la force létale contre des personnes non armées par les forces armées de la Birmanie et les services de sécurité associés. Une armée professionnelle suit les normes internationales de conduite et a la responsabilité de protéger le peuple qu'elle sert, non de lui nuire", indique le communiqué conjoint.
"Nous exhortons les forces armées birmanes à cesser la violence et à œuvrer pour restaurer le respect et la crédibilité auprès du peuple de Birmanie qu'elle a perdus à travers ses actions", est-il ajouté dans ce rare communiqué commun.
De son côté, le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'est dit "horrifié" par la "terreur" que font régner les militaires birmans. Son homologue britannique, Dominic Raab, a estimé que la junte avait franchi un "nouveau palier" dans la répression.
Les militants pour le rétablissement de la démocratie avaient appelé à de nouvelles manifestations samedi, jour où l'armée organise tous les ans un gigantesque défilé devant le chef de l'armée, désormais à la tête de la junte, le général Min Aung Hlaing.
"Au moins 90 personnes" avaient été tuées à la tombée de la nuit samedi, a déclaré l'Association pour l'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), une ONG locale qui recense le nombre des morts depuis le putsch. Selon elle, ces nouvelles violences portent à 423 le nombre de morts depuis le coup d'État du 1er février.
Un "nouveau palier" dans la répression
Les chefs des forces de défense de 12 pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et l'Allemagne, ont condamné dans la nuit de samedi à dimanche l'utilisation de la force par l'armée birmane contre des civils. "En tant que chefs d'état-major, nous condamnons l'usage de la force létale contre des personnes non armées par les forces armées de la Birmanie et les services de sécurité associés. Une armée professionnelle suit les normes internationales de conduite et a la responsabilité de protéger le peuple qu'elle sert, non de lui nuire", indique le communiqué conjoint.
"Nous exhortons les forces armées birmanes à cesser la violence et à œuvrer pour restaurer le respect et la crédibilité auprès du peuple de Birmanie qu'elle a perdus à travers ses actions", est-il ajouté dans ce rare communiqué commun.
De son côté, le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'est dit "horrifié" par la "terreur" que font régner les militaires birmans. Son homologue britannique, Dominic Raab, a estimé que la junte avait franchi un "nouveau palier" dans la répression.