"Blanchiment d’argent" : 17 suspects interpelés, dont un ancien cadre de la BOA, plus d’un milliard FCFA en jeu



La Section de recherches de Dakar, sur instruction du Pool judiciaire et financier (PJF), a démantelé  un présumé réseau international de blanchiment de capitaux. Ancien cadre de la Bank of Africa (BOA), T. Samb (45 ans) et 16 de ses présumés complices ont été arrêtés, selon le quotidien L’Observateur. Le préjudice financier est estimé à plus d’un milliard de FCFA. 

A l’origine de cette affaire, T. Samb occupait l’un des postes sensibles de la BOA, où il supervisait les transferts internationaux. Il aurait donc utilisé cette position privilégiée pour  détourner le système à son profit. Le journal, qui cite les enquêteurs, révèle que le «banquier usait de sa qualité professionnelle pour approcher des personnes ne disposant pas de comptes bancaires». Il les incitait à en ouvrir, leur promettant des opérations légales et des commissions juteuses.  Certaines personnes, sans éducation financière, se retrouvaient dans un étau, au cœur d’un circuit international de fonds illicites. 

Toujours selon les premiers éléments de l’enquête, la somme de  1,6millions d’euros (soit 1,067 milliards FCFA) a transité dans de faux circuits avant d’être retirée entre Dakar, Rufisque, Tivaouane et Keur Massar, puis  distribuée ou dissimulée selon des procédés destinés à en masquer l’origine et la destination finale. 

16 présumés complices sous mandat de dépôt 

Les présumés complices de T. Samb ont des profils professionnels variés. Parmi eux figurent P.M. Seck (45 ans, technicien en froid et climatisation), Y. Goumba (44 ans, administrateur civil), M.J. Sam (36 ans, artiste comédien et réalisateur). Face aux enquêteurs, ils ont tous reconnu avoir reçu des virements bancaires initiés par T. Samb et N.M. Ndiaye, la présumée complice principale du banquier. 

Les 16 mis en cause ont été déférés devant le Juge du 5e cabinet d’instruction, puis placés sous mandat de dépôt. Ils sont poursuivis pour «intrusion frauduleuse de données dans un système informatique, blanchiment de capitaux, complicité d’escroquerie et recel».  

Charles KOSSONOU

Mardi 7 Avril 2026 11:16


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