Bon déroulement des épreuves du Bfem sur l’étendue du territoire... malgré la 3e vague de Covid-19

​Après le Baccalauréat, place aux épreuves du Brevet de fin d’études moyennes (BFEM). La session 2021 de cet examen a démarré hier sur l’ensemble du territoire national. Les 189 796 candidats sont répartis dans 1.105 centres abritant 1 232 jurys. Malgré la pandémie de covid-19 qui sévit, les épreuves se sont bien déroulées sur toute l’étendue du territoire national.



Comparé à l’année dernière, le nombre de candidats a connu une hausse de près de 10. 000. En 2020, ils étaient en effet 180.717 candidats à avoir passé l’examen soit 9.079 candidats de moins que cette année. Les épreuves du Bfem intervenant en pleine troisième vague du coronavirus, le directeur des Examens et Concours au ministère de l’Éducation nationale, Amadou Makhtar Ndiaye, a tenu à rassurer sur les dispositions prises pour un bon déroulement des épreuves.

Ainsi d’après lui, sur le plan organisationnel, rien n’a été négligé. « Nous avons mobilisé tout le personnel du service depuis la préparation jusqu’au convoyage des épreuves dans les différentes académies du pays », informe M. Ndiaye. Selon lui, la levée des épreuves a été entamée depuis le 2 août dernier et s’est terminée le samedi 07 aout. « Pour l’acheminement des épreuves et autres matériels, le même dispositif, initié lors du CFEE, a été reconduit. C’est-à-dire que nous avons commencé par les académies dites périphériques, assez éloignées de Dakar, pour terminer par les trois qui se trouvent dans la capitale », a expliqué le directeur des Examens et Concours au ministère de l’Éducation nationale.

Et effectivement, lundi, un tour dans certains centres a permis de constater, sur le plan sanitaire, le respect strict des mesures barrières avec la mise en place de lave-mains par lequel tous les élèves étaient obligés de passer avant d’aller en salle d’examen. C’était notamment le cas au centre d’examen du Cem Diamaguène.

Le port du masque y était également obligatoire. Et ce même si certains élèves disent ne pas se sentir à l’aise avec cet accessoire. C’est le cas de la candidate Fatou Diène. Trouvée dans la cour de l’école en train de discuter avec certaines de ses copines, elle juge les épreuves abordables. Toutefois, elle se plaint de l’inconfort que lui cause le masque qui l’empêcherait de respirer. Malgré tout, explique-t-elle, elle a dû faire avec pour respecter les mesures édictes.

Son camarade Modou Khabane Diédhiou juge également les épreuves de la matinée abordables tout en se disant satisfait de la bonne organisation de l’examen avec le respect du port du masque et des mesures qui ont été édictées par les autorités sanitaires.

« Les résultats seront affichés pour éviter les rassemblements des élèves »
Selon Mme Coumba Latmingué Faye, présidente du jury 2 du centre Cem Blaise Diagne, les résultats de cette année seront affichés afin qu’il n’y ait pas de rassemblement des élèves. « Ça se passe pour l’instant bien. Il n’y a aucun problème et on essaie de gérer. Il y a eu la pluie, mais heureusement, quand nous sommes arrivés, la pluie avait déjà cessé. Il y a eu un peu de retard de 5 ou 10 minutes pour certains élèves, mais ce n’est rien », a rassuré la présidente du jury 2 du Cem Blaise Diagne.

Pour le respect des mesures de barrières, Mme Coumba Latmingué Faye explique que le dispositif nécessaire a été mis en place avec la disponibilité de gels tandis que les candidats étaient tenus de porter des masques avant d’accéder dans les salles.

La dynamique de réussite enclenchée
En visite à Rufisque, lors du démarrage des épreuves du BFEM, le ministre de l’Education nationale, M. Mamadou Talla, s’est dit très satisfait du déroulement des examens sur toute l’étendue du territoire national. Selon lui, la dynamique de réussite est enclenchée. « Nous avons visité une école privée à Rufisque où les conditions sont extrêmement bonnes. Et là, nous sommes dans une école publique et tout se passe très bien au niveau des mesures barrières, la présence des surveillants, des élèves malgré la pluie. Au niveau national aussi, les informations que nous avons, c’est que, malgré la pluie, le démarrage est effectif et les épreuves se déroulent dans de bonne conditions », s’est réjoui le ministre de l’Education nationale.

« Avec plus de 189 000 candidats, c’est très compliqué d’organiser un examen comme celui-là qui a nécessité la mise en place de plus de 1200 jurys répartis dans 1100 centres. Donc ce n’est pas facile à organiser, mais comme nous avions également terminé le CFEE, un examen où il y avait beaucoup plus de candidats encore, je suis en droit de dire que le BFEM va très bien se passer au niveau national. Je félicite la direction des examens et concours qui a l’habitude d’organiser et l’ensemble des enseignants, les parents d’élèves, tout ceux qui se sont mobilisés pour une bonne organisation des examens et la certification dans notre pays », a confié à la presse M. Talla.

Selon le ministre, les élèves qui passent les examens du BFEM et du Baccalauréat sont ceux-là même qui avaient arrêté les enseignements et apprentissages au mois de mars de l’année dernière avant de les reprendre en novembre. Ce qui constitue la preuve, a-t-il estimé, que la dynamique de la réussite est enclenchée. « Si nous prenons en référence 2019 où nous avions 55 % de réussite au CFEE, aujourd’hui nous sommes à 62 %. C’est dire que cette dynamique de réussite s’installe à nouveau au Sénégal. Et c’est ça l’objectif de l’orientation du président de la République que nous sommes en train d’installer au Sénégal, une école pacifiée, stable et également une école de la réussite », a expliqué le ministre Mamadou Talla.

Il s’inscrit en faux contre ceux qui disent qu’il y a un recul par rapport aux résultats de l’année dernière. «J’ai entendu, çà et là, dire que nous avons reculé au niveau du CFEE. Non, nous n’avons pas reculé parce que notre option de l’année dernière était de n’ouvrir que pour les classes d’examen, alors tous ceux qui étaient dans un milieu pédagogique savaient que les résultats seraient très bons avec des classes réduites, contenant 20 élèves au maximum», s’est-il défendu dans les colonnes du journal Le Témoin.

AYOBA FAYE

Mardi 10 Aout 2021 11:48


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