Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a présenté mardi aux députés le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2027-2029, qui acte une réduction des dépenses de fonctionnement de l'État au profit d'une enveloppe de 7 840,2 milliards de FCFA dédiée aux investissements sur les trois prochaines années. Ce cadre prépare la future loi de finances 2027 en alignement avec l’Agenda national Sénégal 2050. L'objectif affiché par le ministre consiste à assainir les finances publiques sans sacrifier les projets sociaux.
Cette stratégie budgétaire vise à ramener le déficit public du pays à 3 % du PIB en 2029, pour respecter le plafond fixé par l’UEMOA. Le déficit, qui était de 6,4 % en 2025, passera à 4,9 % en 2027 puis à 3,8 % en 2028. Le ministre précise qu'il ne s'agit pas d'une « politique d’austérité », car le déficit restant sera uniquement alloué aux investissements, tandis que les recettes de fonctionnement couvriront la totalité des dépenses courantes.
Pour financer ce plan, l'État table sur 18 286 milliards de FCFA de recettes globales entre 2027 et 2029, portées principalement par les ressources internes (17 654,8 milliards). Le ministre annonce à cet effet une grande réforme fiscale, incluant la refonte du Code général des impôts et du Code des douanes, la numérisation des procédures et une taxation accrue de l’économie numérique et des industries extractives. L'objectif est d'atteindre le taux de pression fiscale communautaire de 20 % du PIB. En revanche, les recettes des hydrocarbures sont revues à la baisse en raison de la volatilité des marchés et n'atteindront que 703,2 milliards de FCFA sur trois ans.
Le budget global des dépenses s'élèvera à 21 190,8 milliards de FCFA. Les dépenses courantes vont baisser de 159,4 milliards de FCFA grâce à la réduction des subventions, la baisse des charges de la dette (-242,5 milliards d'intérêts) et la rationalisation des agences publiques. La masse salariale continuera toutefois de progresser pour intégrer les enseignants contractuels. À l'inverse, l'enveloppe des investissements grimpe de 509,7 milliards de FCFA pour cibler les projets à fort impact économique.
Sur le plan social, le capital humain (éducation, santé) reste la priorité absolue avec une enveloppe de 2 697 milliards de FCFA. Au niveau sectoriel, les affaires économiques concentrent 29 % des crédits, suivies de l’enseignement (22,3 %), de la protection sociale (8,6 %) et de la santé (8,5 %). La défense et la sécurité captent ensemble moins de 9 % des ressources.
Pour combler un besoin global de financement estimé à 19 689,4 milliards de FCFA, le Sénégal va se tourner vers les emprunts concessionnels et diversifier ses partenaires vers les marchés asiatiques et arabes. Le ministre mise également sur les partenariats public-privé (PPP) via l'Unité nationale d’appui aux PPP pour financer les infrastructures. Selon lui, ce budget est le premier du Sénégal en tant que producteur d'hydrocarbures, et l'enjeu est de faire de ces ressources « le socle d’une prospérité partagée et durable » plutôt qu’une simple rente.
Ce plan de redressement intervient pourtant dans un contexte économique difficile. Le déclenchement d’un nouveau conflit au Moyen-Orient en février 2026 a fait flamber les prix du pétrole et du gaz, générant de l'inflation. La croissance du Sénégal pour 2026 est ainsi réajustée à 3,2 %, soit 1,8 point de moins que prévu. Le ministre affirme toutefois que « le Sénégal a démontré une réelle capacité d’absorption du choc » face à ces turbulences internationales.
Cette stratégie budgétaire vise à ramener le déficit public du pays à 3 % du PIB en 2029, pour respecter le plafond fixé par l’UEMOA. Le déficit, qui était de 6,4 % en 2025, passera à 4,9 % en 2027 puis à 3,8 % en 2028. Le ministre précise qu'il ne s'agit pas d'une « politique d’austérité », car le déficit restant sera uniquement alloué aux investissements, tandis que les recettes de fonctionnement couvriront la totalité des dépenses courantes.
Pour financer ce plan, l'État table sur 18 286 milliards de FCFA de recettes globales entre 2027 et 2029, portées principalement par les ressources internes (17 654,8 milliards). Le ministre annonce à cet effet une grande réforme fiscale, incluant la refonte du Code général des impôts et du Code des douanes, la numérisation des procédures et une taxation accrue de l’économie numérique et des industries extractives. L'objectif est d'atteindre le taux de pression fiscale communautaire de 20 % du PIB. En revanche, les recettes des hydrocarbures sont revues à la baisse en raison de la volatilité des marchés et n'atteindront que 703,2 milliards de FCFA sur trois ans.
Le budget global des dépenses s'élèvera à 21 190,8 milliards de FCFA. Les dépenses courantes vont baisser de 159,4 milliards de FCFA grâce à la réduction des subventions, la baisse des charges de la dette (-242,5 milliards d'intérêts) et la rationalisation des agences publiques. La masse salariale continuera toutefois de progresser pour intégrer les enseignants contractuels. À l'inverse, l'enveloppe des investissements grimpe de 509,7 milliards de FCFA pour cibler les projets à fort impact économique.
Sur le plan social, le capital humain (éducation, santé) reste la priorité absolue avec une enveloppe de 2 697 milliards de FCFA. Au niveau sectoriel, les affaires économiques concentrent 29 % des crédits, suivies de l’enseignement (22,3 %), de la protection sociale (8,6 %) et de la santé (8,5 %). La défense et la sécurité captent ensemble moins de 9 % des ressources.
Pour combler un besoin global de financement estimé à 19 689,4 milliards de FCFA, le Sénégal va se tourner vers les emprunts concessionnels et diversifier ses partenaires vers les marchés asiatiques et arabes. Le ministre mise également sur les partenariats public-privé (PPP) via l'Unité nationale d’appui aux PPP pour financer les infrastructures. Selon lui, ce budget est le premier du Sénégal en tant que producteur d'hydrocarbures, et l'enjeu est de faire de ces ressources « le socle d’une prospérité partagée et durable » plutôt qu’une simple rente.
Ce plan de redressement intervient pourtant dans un contexte économique difficile. Le déclenchement d’un nouveau conflit au Moyen-Orient en février 2026 a fait flamber les prix du pétrole et du gaz, générant de l'inflation. La croissance du Sénégal pour 2026 est ainsi réajustée à 3,2 %, soit 1,8 point de moins que prévu. Le ministre affirme toutefois que « le Sénégal a démontré une réelle capacité d’absorption du choc » face à ces turbulences internationales.