À Kaya, dans le nord du Burkina Faso, les dizaines de milliers de déplacés sont disséminés un peu partout en ville. Nombre d’entre eux sont accueillis par des familles-hôtes. Ouedraogo Moumini héberge ainsi depuis quatre mois une quinzaine de déplacés. Pour ce petit cultivateur installé à la sortie de Kaya, malgré les difficultés matérielles, il s'agissait d'une évidence, puisqu’il s’agit de cousins éloignés.
« Les déplacés qui arrivent ici et ne connaissent personne vont sur les sites, raconte Ouedraogo Moumini. Mais ceux qui ont des parents sont accueillis par eux. Mais on a des voisins qui ont accueilli des déplacés qui ne sont même pas de leur famille ».
Aïssata a fui Arbinda, située plus au nord, il y a plusieurs mois. Elle et les siens ont débarqué à Kaya à 70. Ils ne connaissaient personne. La mairie leur a octroyé une maison dans un ancien lotissement transformé en site de déplacés. Mais la maison reste trop petite pour tous. Certains ont donc dû trouver de petits logements à louer pour passer la nuit. Et la vie en ville coûte cher.
« J’ai des fils qui sont partis travailler sur des sites d’orpaillage dans la région, raconte-t-elle. Ils restent là-bas quelque temps. Ils reviennent voir leurs femmes puis repartent. Même l’eau, on la paye ici. Donc il faut gagner de l’argent. Mais les femmes, elles restent ici assises toutes la journée. Elles n’ont rien à faire ».
Souvent chez ces déplacés de Kaya, ce sont pourtant les femmes qui travaillent. Elles vont ramasser les graviers dans la colline pour les revendre pour quelques centaines de francs CFA.
« Les déplacés qui arrivent ici et ne connaissent personne vont sur les sites, raconte Ouedraogo Moumini. Mais ceux qui ont des parents sont accueillis par eux. Mais on a des voisins qui ont accueilli des déplacés qui ne sont même pas de leur famille ».
Aïssata a fui Arbinda, située plus au nord, il y a plusieurs mois. Elle et les siens ont débarqué à Kaya à 70. Ils ne connaissaient personne. La mairie leur a octroyé une maison dans un ancien lotissement transformé en site de déplacés. Mais la maison reste trop petite pour tous. Certains ont donc dû trouver de petits logements à louer pour passer la nuit. Et la vie en ville coûte cher.
« J’ai des fils qui sont partis travailler sur des sites d’orpaillage dans la région, raconte-t-elle. Ils restent là-bas quelque temps. Ils reviennent voir leurs femmes puis repartent. Même l’eau, on la paye ici. Donc il faut gagner de l’argent. Mais les femmes, elles restent ici assises toutes la journée. Elles n’ont rien à faire ».
Souvent chez ces déplacés de Kaya, ce sont pourtant les femmes qui travaillent. Elles vont ramasser les graviers dans la colline pour les revendre pour quelques centaines de francs CFA.