Face aux nombreuses attaques dans le nord du Burkina Faso, le chef d'état-major général des armées a souligné jeudi dernier que « quelque chose sera faite mais pas dans l'immédiatement », alors que les enseignants et certains fonctionnaires continuent à déserter leurs postes dans cette région du pays.
Ces propos du chef d'état-major général des armées sont diversement commentés par les Burkinabè. « Les propos du chef d'état-major général des armées ne rassurent pas du tout », s'inquiète un administrateur civil.
« Même si ce qu'il dit est vrai, le moment est mal choisi » poursuit un journaliste. Selon certains habitants, les enseignants ont fermé de nombreuses écoles et plusieurs envisagent un retour à la capitale. « Nous n'allons pas rester là pour être éliminés comme des lapins » se défend un instituteur.
Vendredi dernier, c'est-à-dire, 24h après la sortie du général Oumarou Sadou, le ministre de la Sécurité rassure les populations que des actions sont en cours pour rendre efficace les forces de sécurité burkinabè. Deux cents motos viennent d'être remises à la police et la gendarmerie nationales.
« Nous n'allons pas céder une parcelle de notre territoire aux forces du mal » a déclaré Simon Compaoré face aux policiers. Selon lui, ces motos permettront aux forces de sécurité d'accéder aux zones inaccessibles par les véhicules à 4 roues, pour mieux sécuriser les populations.