Le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme a réagi à la dissolution des partis politiques au Burkina décidée par la junte militaire au pouvoir. Dans un communiqué publié jeudi, le haut représentant onusien Volker Turk réclame « un véritable espace civique et démocratique» au Burkina Faso.
«Ce n’est pas un pas dans la bonne direction pour les droits humains du peuple du Burkina Faso », a déclaré le haut-commissaire Volker Turk à propos de la dissolution des partis politiques annoncée par la junte le 29 janvier dernier.
Celui qui, lors de sa dernière visite à Ouagadougou en juin 2024, demandait des enquêtes sur les massacres de civils sans jamais les avoir obtenues s’inquiète, un an et demi plus tard, de la dissolution des partis politiques par la junte militaire. Une junte qui ne respecte plus les décisions de justice, empêche la liberté syndicale et arrête sans ménagement toutes voix critiques ou contestataires.
Dans ce contexte du tout répressif burkinabé, le haut-commissaire Turk déclare qu’« au lieu d’interdire les partis politiques et d’emprisonner des personnes » qui expriment leurs opinions, « les autorités burkinabè devraient ouvrir l’espace à la société civile, respecter la liberté d’expression et lever les interdictions des activités des partis politiques ».
Pour réaliser ces vœux pieux, l’organisation onusienne invoque une feuille de route convenue avec Ouagadougou qui engagerait - selon Volker Turk - le gouvernement burkinabé. Des engagements sur les libertés fondamentales avaient été obtenus en décembre 2025 mais on peine à mesurer concrètement leurs effets tant il est vrai que les arrestations arbitraires et les kidnappings se sont multipliés le mois de janvier suivant.
«Ce n’est pas un pas dans la bonne direction pour les droits humains du peuple du Burkina Faso », a déclaré le haut-commissaire Volker Turk à propos de la dissolution des partis politiques annoncée par la junte le 29 janvier dernier.
Celui qui, lors de sa dernière visite à Ouagadougou en juin 2024, demandait des enquêtes sur les massacres de civils sans jamais les avoir obtenues s’inquiète, un an et demi plus tard, de la dissolution des partis politiques par la junte militaire. Une junte qui ne respecte plus les décisions de justice, empêche la liberté syndicale et arrête sans ménagement toutes voix critiques ou contestataires.
Dans ce contexte du tout répressif burkinabé, le haut-commissaire Turk déclare qu’« au lieu d’interdire les partis politiques et d’emprisonner des personnes » qui expriment leurs opinions, « les autorités burkinabè devraient ouvrir l’espace à la société civile, respecter la liberté d’expression et lever les interdictions des activités des partis politiques ».
Pour réaliser ces vœux pieux, l’organisation onusienne invoque une feuille de route convenue avec Ouagadougou qui engagerait - selon Volker Turk - le gouvernement burkinabé. Des engagements sur les libertés fondamentales avaient été obtenus en décembre 2025 mais on peine à mesurer concrètement leurs effets tant il est vrai que les arrestations arbitraires et les kidnappings se sont multipliés le mois de janvier suivant.