Le Jnim tente d'imposer un blocus sur le marché à bétail de Fada N'Gourma, au Burkina Faso. Le groupe jihadiste, lié à al-Qaïda, a annoncé dans un message audio diffusé samedi 24 janvier dernier son intention de l'empêcher de fonctionner : interdiction est faite de l'approvisionner ou de venir s'y ravitailler. Le marché de Fada N'Gourma, dans l'est du pays, est le plus important du Burkina Faso et l'un des principaux de toute la sous-région.
Dès dimanche, au lendemain des menaces proférées par le Jnim, le marché de Fada N'Gourma ne s'est pas tenu normalement. Les éleveurs, commerçants et habitants joints par RFI ne rapportent pas d'attaque jihadiste, mais expliquent qu'aucune nouvelle bête n'est arrivée de l'extérieur pour approvisionner le marché, et qu'aucune tête de bétail n'est sortie de la ville non plus. L'objectif des jihadistes est atteint : « ici, tout le monde a peur », témoigne un habitué du marché de Fada, qui n'ose plus y mettre les pieds.
Le Jnim accuse les militaires burkinabè basés à Fada N'Gourma et leurs supplétifs les Volontaires pour la patrie (VDP), issus des populations locales, de violences contre les habitants : exécutions sommaires, arrestations arbitraires, vol de bétail.
L'armée mène des opérations régulières dans la zone, où le Jnim est lui-même très actif : attaques contre des cibles militaires, contre l'université, ou encore enlèvement de soldats déployés à Fada N'Gourma.
Les populations civiles sont prises en étau : elles subissent la menace jihadiste, mais sont souvent accusées de complicité par l'armée. « Les habitants de Fada dépendent du marché à bétail », s'inquiète encore un habitant, qui estime que sans ce poumon économique pour subvenir à leurs besoins, « beaucoup de gens ne pourront pas rester vivre ici ». Le marché à bétail de Fada'Ngourma alimente par ailleurs de nombreux autres marchés, au Burkina et dans les pays voisins.
Dès dimanche, au lendemain des menaces proférées par le Jnim, le marché de Fada N'Gourma ne s'est pas tenu normalement. Les éleveurs, commerçants et habitants joints par RFI ne rapportent pas d'attaque jihadiste, mais expliquent qu'aucune nouvelle bête n'est arrivée de l'extérieur pour approvisionner le marché, et qu'aucune tête de bétail n'est sortie de la ville non plus. L'objectif des jihadistes est atteint : « ici, tout le monde a peur », témoigne un habitué du marché de Fada, qui n'ose plus y mettre les pieds.
Le Jnim accuse les militaires burkinabè basés à Fada N'Gourma et leurs supplétifs les Volontaires pour la patrie (VDP), issus des populations locales, de violences contre les habitants : exécutions sommaires, arrestations arbitraires, vol de bétail.
L'armée mène des opérations régulières dans la zone, où le Jnim est lui-même très actif : attaques contre des cibles militaires, contre l'université, ou encore enlèvement de soldats déployés à Fada N'Gourma.
Les populations civiles sont prises en étau : elles subissent la menace jihadiste, mais sont souvent accusées de complicité par l'armée. « Les habitants de Fada dépendent du marché à bétail », s'inquiète encore un habitant, qui estime que sans ce poumon économique pour subvenir à leurs besoins, « beaucoup de gens ne pourront pas rester vivre ici ». Le marché à bétail de Fada'Ngourma alimente par ailleurs de nombreux autres marchés, au Burkina et dans les pays voisins.