Ce n’est pas au front, mais dans un lotissement du quartier Ouaga 2000, dans la capitale, que le journaliste d’investigation Atiana Serge Oulon a été « séquestré », selon Reporters sans frontières (RSF), au moins « jusqu’à fin 2025 ». Situé face à l’ambassade des États-Unis, ce quartier abrite des résidences ministérielles, et, d’après l’ONG, « des dizaines de civils » y seraient détenus au secret.
Surveillance constante
C’est là qu’Atiana Serge Oulon a passé l’essentiel de sa captivité, détaille RSF, enfermé dans « une grande chambre transformée en cellule », sans lumière, aux fenêtres condamnées. Une pièce partagée avec jusqu’à une quarantaine de détenus. Selon les témoignages recueillis, la surveillance y est constante : deux équipes de gardes s'y relaient, dont l’une, cagoulée.
D'après RSF, Atiana Serge Oulon a été « l’un des détenus les plus violentés » au début de sa captivité et régulièrement privé de nourriture. « Nous dormions à même le sol, portions les mêmes vêtements pendant des mois et buvions l’eau des toilettes », raconte un ancien prisonnier. Les récits évoquent aussi des « violences gratuites », gifles, coups de fouet, et des menaces d’exécution.
Révélations
Pour RSF, « la soi-disant mobilisation de ce journaliste dans l’armée n’était qu’un paravent destiné à masquer sa séquestration ». Rappelons qu’Atiana Serge Oulon avait révélé en décembre 2022 un détournement de 400 millions de francs CFA (environ 610 000 euros) au profit d’un « capitaine du Centre-Nord ». Un grade et une région qui correspondent à la situation d’Ibrahim Traoré, l’actuel chef du régime militaire burkinabè. Quelques jours avant son enlèvement, il avait été auditionné par les autorités du Burkina Faso qui cherchaient à identifier ses sources, précise encore RSF.
Surveillance constante
C’est là qu’Atiana Serge Oulon a passé l’essentiel de sa captivité, détaille RSF, enfermé dans « une grande chambre transformée en cellule », sans lumière, aux fenêtres condamnées. Une pièce partagée avec jusqu’à une quarantaine de détenus. Selon les témoignages recueillis, la surveillance y est constante : deux équipes de gardes s'y relaient, dont l’une, cagoulée.
D'après RSF, Atiana Serge Oulon a été « l’un des détenus les plus violentés » au début de sa captivité et régulièrement privé de nourriture. « Nous dormions à même le sol, portions les mêmes vêtements pendant des mois et buvions l’eau des toilettes », raconte un ancien prisonnier. Les récits évoquent aussi des « violences gratuites », gifles, coups de fouet, et des menaces d’exécution.
Révélations
Pour RSF, « la soi-disant mobilisation de ce journaliste dans l’armée n’était qu’un paravent destiné à masquer sa séquestration ». Rappelons qu’Atiana Serge Oulon avait révélé en décembre 2022 un détournement de 400 millions de francs CFA (environ 610 000 euros) au profit d’un « capitaine du Centre-Nord ». Un grade et une région qui correspondent à la situation d’Ibrahim Traoré, l’actuel chef du régime militaire burkinabè. Quelques jours avant son enlèvement, il avait été auditionné par les autorités du Burkina Faso qui cherchaient à identifier ses sources, précise encore RSF.