« Enlèvement », « séquestration », « tortures », « coups de fouet », ou « électrocution » : les accusés et leurs avocats ont dénoncé la procédure et les violences subies au fil des semaines, au Burkina Faso, comme le magistrat Jean-Mohamed Traoré : « Je me suis déshabillé, j'ai montré les traces dans mon dos. J'ai montré le sang sur mes cuisses. Moi, je suis dans une procédure où mes droits élémentaires ne sont pas respectés. Un Burkinabè qui torture un Burkinabè jusqu'à le déshabiller, je trouve quand même qu’on est allé trop loin ! »
« Une révolution ne se protège pas par la force »
Quant à maître Ambroise Farama, l’un des avocats de la défense, il estime que le respect du droit n’est pas un obstacle aux objectifs politiques du nouveau régime : « Une révolution ne se protège pas par la force, elle se protège par le droit. Toute conscience nationale s'exprime d'abord dans la manière dont une justice traite ceux qui comparaissent devant elle. Ce procès pose la question des arrestations nocturnes. Ce procès pose la question des détentions hors cadre judiciaire. Ce procès porte la question des allégations de tortures et de traitements inhumains qui ont été infligés à nos clients. Ce procès pose la question des aveux contestés. »
Le procureur du Faso a requis des peines d’emprisonnement et des amendes à l’encontre des prévenus, soulignant que ces sanctions sont nécessaires « pour protéger l’État de droit et réaffirmer l’intégrité des institutions ».
« Une révolution ne se protège pas par la force »
Quant à maître Ambroise Farama, l’un des avocats de la défense, il estime que le respect du droit n’est pas un obstacle aux objectifs politiques du nouveau régime : « Une révolution ne se protège pas par la force, elle se protège par le droit. Toute conscience nationale s'exprime d'abord dans la manière dont une justice traite ceux qui comparaissent devant elle. Ce procès pose la question des arrestations nocturnes. Ce procès pose la question des détentions hors cadre judiciaire. Ce procès porte la question des allégations de tortures et de traitements inhumains qui ont été infligés à nos clients. Ce procès pose la question des aveux contestés. »
Le procureur du Faso a requis des peines d’emprisonnement et des amendes à l’encontre des prévenus, soulignant que ces sanctions sont nécessaires « pour protéger l’État de droit et réaffirmer l’intégrité des institutions ».