CAN 2025: victoires historiques, ambiance à la peine, arbitrage... tops et flops du 1er tour

Salah, Mané et Mahrez au rendez-vous avec leurs sélections, Aubameyang et le Gabon qui se « prennent » un mur, les pelouses billard marocaines, la pluie qui s'invite un peu à cause de la CAF... voici notre sélections des tops et des flops du premier tour de cette CAN 2025.



Les flops
Salah, Mané, Mahrez, les stars au rendez-vous chez les cadors
 
Ces trois-là, respectivement 33, 33 et 34 ans, sont arrivés au Maroc dans la peau de leaders techniques et stars de leurs sélections respectives.Et sur cette CAN, ils répondent présent. Mahrez se retrouve co-meilleur buteur au terme de la phase de groupes (3 buts), Salah a inscrit deux buts dont un ultra-décisif dans le temps additionnel contre le Zimbabwe et Mané, avec un but et une passe décisive, mène des Lions qui ont terminé en tête d'un groupe pas évident.
Tapis sur les pelouses
 
Si les grosses sélections ont plus ou moins toutes tenu leur rang cette année, c'est aussi en raison de l'état impeccable des pelouses qui leur a permis de déployer leur supériorité technique. Les pluies abondantes qu'a connu le Maroc en cette fin décembre ont été gérées à Rabat par un nouveau système d'absorbtion installé sous la pelouse. Et ailleurs, les terrains sont restés impeccable. Chapeau.
 
El Kaabicyclette
 
Ayoub El Kaabi a illuminé une soirée de fête après son entrée en jeu lors du match d'ouverture contre les Comores. Son but acrobatique a permis de faire le break, alors les Marocains peinaient à plier le match. De quoi gagner sa place de titulaire. Il a réitéré l'exploit contre la Zambie avec une nouvelle bicyclette, et mieux encore, puisqu'il a inscrit un doublé sur ce match. Avec Brahim Diaz, Ayoub El Kaabi est la sensation marocaine de ce début de compétition.
 

Le Bénin et le Mozambique écrivent leur histoire
 
Les Écureuils sont devenus les Guépards du Bénin, ce n'est pas pour rien. Les Béninois, après 15 matchs sans jamais gagner à la CAN, ont connu leur premier succès face au Botswana (1-0). Le Mozambique a réalisé le même exploit avec une première victoire historique contre le Gabon dans un match spectaculaire (3-2). Mieux encore, ces deux sélections qui totalisent trois points chacune après ces phases de groupes se sont qualifiées pour les huitièmes de finale parmi les meilleurs troisièmes.
 
Qui attendait le Cameroun à ce niveau ?
 
Il y a deux semaines, il était bien difficile d'imaginer le Cameroun terminer deuxième de ce groupe F et tenir la dragée haute à la Côte d'Ivoire. Les Lions eux-mêmes n'espéraient peut-être pas tant de ce début de CAN. David Pagou a réussi à monter en très peu de temps un collectif qui traville bien, qui ne rechigne pas à l'effort et dont quelques individualités, Bryan Mbeumo le premier, permettent à cette sélection de frapper fort. Une belle surprise.
 
Peut-on prétendre à une qualification en huitièmes de finale d'un grand tournoi après une défaite contre le Nigeria et deux matchs nuls contre l'Ouganda et la Tunisie en phase de groupe ? La question mérite d'être posée après l'obtention d'un ticket pour les matchs à élimination directe par la Tanzanie qui totalisait deux petits points. Pas vraiment l'idée qu'on se fait d'une telle compétition.
 
Le Gabon dit au revoir à la CAN et à Aubameyang
 
Après un parcours dans les qualifications pour la Coupe du monde exceptionnel (25 points sur 30), la reprise en main de la sélection par Thierry Mouyouma et la réunion des cadres de la sélection (Aubameyang, Lemina, Allevinah...) sous une même bannière pour cette CAN, le Gabon était attendu comme une équipe capable de créer la surprise. Il n'en a rien été. Après deux premiers matchs décevants et deux défaites, les Panthères ont pris la porte pour ce qui était probablement la dernière CAN d'Aubameyang.
 
Initialement prévue à l'été 2025, mais décalée en raison de la Coupe du monde des clubs voulue par la FIFA, la CAN avait été décalée par la CAF en hiver, entre fin janvier et février. Sauf que, depuis 2024 et la refonte du calendrier de la Ligue des champions par l'UEFA, deux matchs de C1 se tiennent désormais en janvier. Pour éviter que trop de joueurs ratent ces ces rencontres, la CAF a encore une fois changé les dates pour (21 décembre - 18 janvier). Soit la période à la pluviométrie la plus élevée de l'année au Maroc, dans une année aux pluies particulièrement abondantes. De quoi vider les fanzone et mettre un coup à la ferveur globale autour du tournoi.

L’ambiance sur la touche
 
« L’ambiance habituelle de la Coupe d’Afrique des nations n’est pas là. (…) Ce n’est pas comparable aux CAN au Gabon (2017) ou en Côte d’Ivoire (en 2024). Là-bas, on avait vraiment l’impression d’être dans un tournoi. Quand on prenait le bus pour aller à l’entraînement, les gens agitaient des drapeaux et nous saluaient. Ici, il n’y a rien. ». Le constat du sélectionneur de l’Afrique du Sud, Hugo Broos, peut paraître sévère, mais décrit assez bien l’ambiance dans les villes marocaines autour de cette CAN. L’effervescence peut se ressentir aux abords des stades. Mais sur les routes, dans les quartiers, même populaires, de Tanger, Rabat ou Casablanca, les Marocains ne semblent pas avoir été complètement contaminés par la fièvre de la CAN. Dommage !
 
L'arbitrage, ils en ont VAR
 
Polémique autour des penalties sur Égypte-Afrique du Sud, Tom Saintfiet qui peste contre l'arbitrage qui, selon lui, a favorisé le Maroc contre le Mali, la VAR tombée en panne lors de RDC-Bénin alors que Chancel Mbemba avait fait main dans la surface, le carton rouge très étrange reçu par Amadou Haidara contre les Comores... l'arbitrage a encore connu son lot de polémiques dans ce début de CAN. Et de sorties médiatiques très piquantes le concernant. Espérons que la suite du tournoi soit plus sereine.

RFI

Jeudi 1 Janvier 2026 10:35


Dans la même rubrique :