CAN : Responsabilité de la CAF, impératif d’anticipation et lucidité stratégique (Dr Papa Abdoulaye Seck)



La gestion d’un patrimoine national exige réactivité stratégique et lucidité car, comme on le sait toujours, le diable se niche souvent dans les détails. L’honnêteté intellectuelle commande de dire clairement que la responsabilité exclusive de la billetterie incombe à la Confédération Africaine de Football, propriétaire de la compétition, qui en définit souverainement les règles, les prix et les quotas. En incriminant le Maroc, on risque de passer à côté de l’acteur principal. Certes, le Maroc dispose d’une influence certaine au sein des instances de la CAF mais c'est à nous d’œuvrer, avec constance, intelligence et méthode, pour y construire la nôtre.

Il faut également rappeler que la vente des billets a démarré bien avant la compétition. Dès lors, pourquoi ne pas avoir anticipé en sécurisant au minimum le 12ᵉ Gaïndé, certains responsables fédéraux et quelques invités de marque ? L’anticipation est une composante essentielle de la gestion des grands événements et participe directement à la sérénité de l’environnement sportif.

De la même manière, la désignation d’un arbitre issu d’un pays éliminé par le Sénégal soulève une interrogation légitime. Faut-il attendre un arbitrage contestable pour s’en émouvoir a posteriori, ou exercer en amont le droit de réserve et, le cas échéant, de récusation, lorsque les conditions d’impartialité peuvent raisonnablement être discutées ? 

La prévention vaut toujours mieux que la réparation.

La gestion des risques est un exercice permanent dans tout management qui se veut moderne, rigoureux et efficace. Elle suppose également d’éviter certaines erreurs stratégiques inutiles, notamment l’annonce publique, avec une précision chirurgicale, du trajet de déplacement de l’équipe nationale, là où une simple annonce d’arrivée aurait suffi. En tout état de cause, il faut déplorer, avec la dernière énergie, les manquements notés sur la gestion sécuritaire de l'arrivée de nos lions et qui auraient pu engendrer des drames humains.

Cela étant, concentrons-nous, ne nous laissons pas divertir, et accordons une confiance totale à nos dignes fils

C’est possible. 
Allons-y.


Dimanche 18 Janvier 2026 11:38


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