COP26: des jeunes militants kényans attendent moins de paroles et plus d'actions



Dennis Kimani voulait provoquer une prise de conscience de l’urgence climatique en organisant cette journée d’actions, alerter sur les conséquences du dérèglement climatique et militer pour la protection de l’environnement.

« À Nairobi, on a de la chance d’avoir de nombreux espaces verts. Mais il faut les protéger, sinon dans les prochaines années, ils vont disparaître, explique le co-organisateur de la marche. C’est ce qu’on essaye de dire aux gens : l’environnement, c’est la plus grande ressource que nous avons, prenons en soin. Il faut arrêter de faire de la gestion une fois les désastres arrivés. Cela devrait être le contraire. »

Le jeune activiste attend une chose des leaders politiques réunis à Glasgow : moins de paroles et plus d’actions pour prévenir les changements climatiques. Autour de lui, certains militants restent toutefois plus sceptiques.

« Malgré le fait que nous faisions partie des pays qui  contribuent le moins aux émissions de gaz à effet de serre, on en souffre le plus, souligne Erick Otieno, activiste au sein de l’association Greenfacts Africa. Il n’y a qu’à voir les sécheresses qui touchent plusieurs régions du Kenya aujourd’hui. Mais tant qu’on continuera à discuter du changement climatique dans des salles de réunion, on perdra la bataille. Il faut que la discussion se fasse au sein des communautés qui en subissent directement les conséquences. Donc je n’attends pas grand-chose de cette COP, c’en est d’ailleurs la 26ᵉ et le réchauffement climatique est toujours là. »

Les discours sont sérieux, mais l’ambiance de la journée était festive : l’après-midi s’est conclu en danses et musique.

RFI

Dimanche 7 Novembre 2021 10:23


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